dimanche 29 décembre 2013

Thailande Part 3 - décembre 2013



30/31 décembre : Happy New Year !

Quoi de plus naturel pour qui travaille chez TF1 de passer son nouvel an à Koh Lanta ? Un archipel d’environ 70 iles dont Koh Rok, celle où a été tournée la 1ère saison. J’aurai bien voulu y aller mais c’était très cher et surtout le temps étant incertain, elle n’a plus trop d’intérêt sous un ciel nuageux (je vous rassure, je suis quand même en petite robe d’été…)

Je n’ai donc pas fait grand-chose à Koh Lanta et le 31 au soir, quand je me suis trouvée dans le hall de mon auberge, devant la TV à 20h30, entourée de gens mangeant des pizzas en buvant de la bière, je me suis dit qu’il était temps de me bouger les fesses vers la plage, là où la party avait lieu !

J’ai regardé les étoiles, bu une bière, rêvé devant les centaines de lanternes qui volaient dans le ciel en emportant les vœux des uns et des autres, assisté à des dizaines de feux d’artifices, écouté un concert de reggae en buvant un Mai Tai… Sans trop s’en rendre compte 2014 est arrivée. Bonne année à tous !
 



28/29 décembre : un peu de rosbif ? (enfants s’abstenir)
Je me lève pour profiter au maximum de ma chambre et de la piscine de l’hôtel, RV à Khao San Road à 17h pour un départ en bus pour Koh Lanta à 18h (1/ Khao San Road où j’avais déjà dormi dans un hôtel type hôtel de passe… et où j’avais dit que je ne remettrai plus jamais les pieds…, mais tous les départs en bus partent de là, 2/ J’aurai bien pris le train mais tout était complet et l’avion était hors de prix).
Bref, j’arrive à l’agence, 2 finlandais torse nus et alcoolisés me disent qu’ils attendent pour partir à Phi Phi : cool, je ne serai pas dans le même bus qu’eux !

Nous marchons donc vers le terminal des bus en ramassant 2 personnes par ci, 3 personnes par là… et arrivés au terminal, il faut suivre le mouvement lorsqu’on entend notre destination et s’asseoir là où le chauffeur nous dit de nous asseoir… manque de pot, j’atterrais dans les carrés, au milieu de 5 anglais de Birmingham… qui boivent leurs bières, sont bruyants. Je me dis bêtement qu’ils vont se taire quand le film commence.
Mais là, qui je vois débarquer ?? un des finlandais avec une bouteille de vodka. Ca hurle comme vous ne pouvez même pas vous imaginer, ça gueule comme des putois 
J un des anglais s’est même pissé dessus 2 fois en dormant grâce à un mélange bière/valium! (au passage, je vous épargne l'état des toilettes).
Au bout d’un loooooong moment, j’arrive à changer de place avec 2 kiwis qui hurlaient dans mon oreille pour parler aux anglais de là où ils étaient, et je demande au finlandais de me laisser sa place en haut où tout le monde dort, mais après avoir peiné 5mn pour monter l’escalier du bus, il ne sait finalement plus où est sa place !
Avec Tara, une américaine, on trouve un bout de matelas au milieu des sacs quelque part dans le bus, on s’y installe pour dormir… sauf qu’au bout d’une heure, un des anglais arrive pour dormir là où on est… et son copain arrive pour le réveiller 5 mn après : la grosse blague !
On arrive vers 6h du mat’ à Surat Thani, on attend près de 3h dans un endroit bien glauque pour prendre le bus qui va à Krabi, les anglais et les finlandais continuent de boire assis par terre sur la pelouse (question : pourquoi ne pas faire les bonnes répartitions des bus dès Bangkok ??). Arrivés à Krabi, on attend encore 2 heures le bus pour Koh Lanta (les finlandais achètent 10 canettes de bières, on a perdu les anglais qui allaient à Koh Phangan).
Arrivée à l’auberge à 17h soit 24h après être arrivée à l’agence hier…


Jusque-là, je me disais que les modes de transports que je prenais ne faisaient pas de moi un vrai backpacker, et bien finalement, je n’ai pas de regret, je préfère le luxe de l’avion !

 

21/27 décembre : Family break

Alors voilà, ma famille est venue me voir : mes parents, mon frère et ma tante et son ami. Seulement mes parents sont les seuls à ne pas avoir eu de problème à venir : ma tante et son ami ont loupé leur vol à 5mn et mon frère n’a récupéré sa valise que le lendemain, ce qui lui a permis de jouer Pretty Woman accompagné de sa moman et de sa petite sœur..

Une semaine à Bangkok ça passe vite ! juste le temps de visiter le Wat Pho, le Wat Arun, le Palais Royal, se faire virer du Mandarin, diner à l’Harmonique après s'être perdus dans les Soi, prendre un cours de cuisine tous ensemble, aller à Ayhuttaha pour certains et passer beaucoup de temps dans les transports ! Sans oublier le temps passé à profiter de ce si agréable hôtel… Grâce à mes parents que je remercie encore, j’ai pu poser mes affaires pendant une semaine, laver mes sacs à dos, prendre des bains, bien manger, être servie comme une princesse… tout ceci dans un cadre familial très sympa (même si c’est fou comme, une fois dans sa famille, on retrouve tous ses petits travers J)

jeudi 12 décembre 2013

Laos Décembre 2013



17/20 décembre : Gâte toi

 
Quand j’étais à Luang Prabang, Marie-Laurence m’a dit plusieurs fois de me gâter… c’est donc ce que j’ai fait à Vientiane…
Après avoir passé 2 nuits dans une auberge de jeunesse que je ne recommanderais pas, je me décide à m’offrir, grâce à vous tous, 2 nuits dans un beau et surtout très sympathique hôtel du centre-ville : Moonlight Champa, et puis aussi une après-midi complète au spa parce qu’il a fait très pendant quelques jours !

Le reste du temps, je me balade à Vientiane, capitale du Laos, bien moins frénétique que Bangkok ou Phnom Penh, ce qui lui donne un certain charme et calme si typique du Laos. Toujours armée d’une bicyclette, j’arpente les rues de la capitale, la promenade le long du Mékong et ses couchers de soleil, le musée COPE avec les larmes de confusion et de gêne de John l’américain en voyant ce que son pays a fait au Laos, les temples, les bons restos recommandés par les managers de mon hôtel, les délicieux Larb au Lao Kitchen, les smoothies du Heaven Shake, la soirée avec Jean-Philippe de Toulouse bossant pour Airbus et en mission pour éviter à Lao Airlines d’être blacklisté (c’est moche), le petit-déjeuner au Kung Café ou je rencontre le papa : « JB », un vietnamien arrivé au Laos du temps de l’Indochine, parlant bien le français. Il m’a montré un billet de 100 piastres, tout déchiré et scotché, trop mignon ! et puis il a mis son CD de musique française : Christophe, Mireille Matthieu, Sheila… le temps d’un café je me suis trouvée à chantonner avec lui et sa femme !

 
Et puis est venu le jour du départ, en train de nuit, direction Bangkok, la famille, Noël et tout le tintouin.

Bonnes fêtes de Noël à tous, RV en 2014 !

 

15/16 décembre : Animalerie

Je quitte Luang Prabang à 20h sous un temps de chien : il pleut comme vache qui pisse et il fait un froid de canard.

C’est connu comme le loup blanc que qui prend le bus en Asie a des histoires incroyables à raconter. Mais moi, je n’ai jamais eu de problème ou anecdotes jusqu’ici…

Ce soir, je prends le bus couchette qui doit nous emmener à Vientiane. Joli bus, vrais lits à l’intérieur, petite bouteille d’eau et serviette rafraichissante, couverture, oreiller… ce bus qui finira par me rendre chèvre avait pourtant vraiment du chien.

Je monte et réalise que la couchette qui fait 1,65 m de long sur 1,10 m de large, est à partager ! Heureusement, c’est Amanda une petite espagnole, que je vois monter et non pas un gros ours mal léché.  On est un peu serrées, c’est impossible de dormir en chien de fusil, mais ça va. A 20h00 le bus part, les lumières s’éteignent, tout est calme, même la route est correcte.
 
Tout se passe bien jusqu’à ce que vers minuit, une fille se mette à gueuler comme un putois : « can someone ask the driver to stop the bus please, I need to breathe ». On s’arrête quelques minutes, elle respire, et on repart.

Un peu avant 2h du mat le bus s’arrête à nouveau. Il y a un accident en haut de la montagne, des kilomètres de bus et voitures à l’arrêt attendent que les secours arrivent.

Et là, le moteur coupé, la clim arrêtée, dans le calme de la nuit qui permettrait d’entendre une mouche voler… on entend soudain un sonore ronflement, comme une voiture qui a du mal à démarrer. Au moins il y en a un qui dort comme un loir … on se met à rigoler comme des baleines avec mes voisins ! Le bus reste à l’arrêt environ 1h30 mais l’idée étant quand même de se rendormir, je mets mes boules « qui est-ce » et je commence à compter les moutons…

La fin du voyage se passe bien, nous arrivons frais comme des gardons oubliés au soleil à 8h au lieu de 6h.

La journée suivante se passe bien puisque je rencontre un petit groupe tout en prenant mon petit-déjeuner et qu’on pass la journée ensemble. 2 anglais, une australienne, 2 américains et 1 hollandaise, en fin de journée je ne comprends plus rien, la fatigue me gagne, je quitte mes nouveaux amis pour aller me coucher.

 
14 décembre : 2 journées en une

Ce matin, je me suis levée à 5h30 pour aller voir le Tak Bat C’est au lever du soleil quand les moines passent dans la rue pour recevoir la nourriture que les gens leur donnent. Le problème c’est que ça m’a mise hors de moi ! Ça se passe tout comme ce que les différents guides disent qu’il ne faut pas que ça se passe… je m’étais assise tranquillement sur une chaise sur le trottoir d’en face à regarder ce rituel et prendre quelques discrètes photos, quand des touristes eux se collaient aux moines ou aux femmes donnant du riz, et les prenaient en photo sous tous les angles et avec flash ! Comme ils disent dans le Routard : imaginez un bouddhiste grimper sur l’autel pendant l’homélie pour communier… J’ai donc fini par me planter devant un groupe de touristes, j’ai branché le flash et je les ai pris en photo, après quoi je leur ai dit que ce n’était pas bien ce qu’ils faisaient, on n’était pas au zoo… parce que oui entendons nous, ce rituel risque d’être arrêté à cause de gens comme eux.

Et puis dans la rue c’était l’effervescence pour une autre raison : ça fait 60 ans que le Bouddha d’or se trouve à Luang Prabang, ce qui a donné lieu à une procession qui se prépare depuis plusieurs jours…


Et c’est là que commence ma deuxième journée : après avoir attendu jusqu’à 8h30 sans que la procession ne démarre (les gens étaient dans la rue depuis 6h du mat’, comme moi pour les moines), je suis retournée à mon hôtel pour attendre mon pick-up pour aller à mon cours de tissage de soie. Sauf que pas de pick-up vu que la ville entière était bloquée par cette procession qui ne démarrait pas ! Je suis finalement arrivée à 10h15 au lieu de 9h au centre et la matinée s'est passée à teindre des soies avec des pigments naturels ramassés dans le jardin pour certains. L’après-midi a été plus technique : tisser un morceau d’environ 60 cm de soie. D’abord on met la soie sur une bobine, ensuite on tisse… Ça m’a pris 4h mais je suis assez fière du résultat ! Tellement qu’avec Kari, la norvégienne de mon groupe, on est allée boire un verre de fin pour se féliciter, puis un second… et je n’ai pas pris mon billet pour partir demain matin à Vang Vieng : je crois que je vais annuler cette ville pour aller directement à Vientiane…

 
 
 
13 décembre : Celle-là, on ne me la fera pas


Premier objectif de la journée : aller récupérer mes 40 000 Kips à l’hôtel. Je me blinde pour arriver avec le sourire, les laotiens (tout comme les cambodgiens et les thaïlandais), n’aiment pas les gens qui s’énervent et finalement, heureusement que le patron n’était pas là hier parce que j’étais vraiment énervée !

J’arrive donc tout sourire et je lui sors mon petit speech avec le papier sur lequel le gardien d’hier avait écrit, sous ma dictée, que je quittais l’hôtel à 19h et que je reviendrais demain pour récupérer mon argent. Là, il me dit que l’argent est déjà à la banque donc c’est trop tard. Et puis ensuite il me dit qu’il peut me rendre la moitié seulement…. JE RESTE CALME tout en disant que ce n’est pas mon problème que l’argent soit déjà à la banque, je suis sûre qu’il a 40 000 Kips ailleurs et que comme je n’ai pas dormi là étant donné que ce n’était pas un dortoir de femmes contrairement à ce qu’il m’avait dit, il me devait de l’argent. Il finit par se lever, va vers son coffre, me sort un billet de 50 000, (heureusement j’avais les 10 000 de change) et se rassoie sans un mot, visiblement énervé. Je le remercie en lui souhaitant une belle journée, et je m’en vais heureuse d’avoir gagné cette partie. Depuis que je suis arrivée en Asie du Sud Est, c’est un vrai challenge de ne pas se faire avoir, alors oui, là je crie victoire !

Après-midi au café Joma à écouter des chants de Noël tout en téléchargeant et triant mes photos du Laos… vu la qualité des connexions internet, je me réserve la Thaïlande pour ma prochaine journée connectée !

 
12 décembre : Mékong

Ce matin nous partons juste Marie et moi pendant que Haig est bloqué, malade, au fond de son lit ; et c’est à vélo que nous tournons tout autour du Mékong. D’abord dans la péninsule de la veille ville, ensuite de l’autre côté de la Nam Khan rivière dans des petits villages où ils fabriquent et travaillent la soie.



Pause pour la belle vue depuis l’Utopia où nous prenons une dernière petite bière avant que le Québec ne prenne ses quartiers en Thaïlande.
On s’y fait à ce Mékong, plus je le vois, plus je l’aime! 
La bonne nouvelle de la soirée : ce matin, je trouve un dortoir réservé pour les femmes, j’y pose mes affaires et paye ma chambre. Ce soir quand j’arrive dans ma chambre de 4, surprise ! mes 3 colocataires sont 3 hommes ! Certaines seraient heureuses et j’aurai pu l’être… mais dans un dortoir si petit avec une si petite salle de bain/toilettes… je n’ai pas été game (et puis ils ne le méritaient pas). J’ai donc repris mon petit sac direction LPQ Backpackers qui pour le même prix a un vrai dortoir de femmes et un petit déjeuner inclus ! Reste à savoir si le patron va bien vouloir me rembourser la chambre que je n’ai pas utilisée… la suite demain L
 

10/11 décembre : Trek again

Bon beh voilà à Chiang Mai je me l’étais coulée douce pendant une petite dizaine de jours mais le petit trek à Chiang Rai m’a remis le pied à l’étrier et je suis repartie en trek avec Haig et Marie via l’agence Tiger Trail.

20-25 km le premier jour, dans les montagnes à traverser des villages Khamu (tribu khmère arrivée ici après la guerre), et Hmong (tribu chinoise arrivée plus tard). Nous dormons dans un village Khamu mais un grand village de 71 familles. C'est fou quand même de voir les conditions d'hygiène et de précarité dans lesquelles ils vivent, ça remet les idées en place!
Certaines maisons ont même la télé, alors les enfants se collent aux fenêtres pour la regarder.
 
 
Notre maison est plus luxueuse que celle dans laquelle j’avais dormi lors de mon précédent trek étant donné qu’elle a des cloisons entre les lits... mais les mêmes trous dans les murs et le sol. Bref, bien que Haig ait essayé de me faire rêver de tarentule et que je me sois souvenue du serpent que Géraldine avait trouvé dans son bungalow… tout s’est bien passé !
 Le lendemain, nous partons faire un petit tour en éléphant mais nous allons jusqu’à nous baigner avec eux cette fois ci ! un bon moment de fun, suivi de 3h30 de kayak dans un bras du Mékong à observer la vie du fleuve et des habitants, jusqu’à arriver à Luang Prabang. Ce soir, je ne sens plus mes bras…
 

Pour fêter notre dernière soirée ensemble nous avons tenté de sortir, au Hive Bar qui proposait un défilé de costumes ethnique mais nos bras sont biens mous et la ville est bien calme, nous nous retrouvons même à la porte de l’hôtel quand nous rentrons à 23h40, obligés de réveiller le proprio… nous nous sentons comme des enfants qui se font gronder et allons nous coucher sans piper mot…

 
8/9 décembre : Game !

Matinée tranquille, découverte de la vieille ville, c’est tout mignon, et tout petit ! Je pense que j’ai croisé à peu près tout le bateau. Et vers 16h, retrouvailles avec Marie et Haig, les québécois rencontrés au Cambodge !

On se trouve une chambre de luxe 1 lit double et 3 lits simples rien que pour nous. Apéro au baravin, quel bonheur de boire un bon vin ! et diner dans une petite rue dédiée à la street food : 10 000 kips pour un buffet végétarien à volonté (soit 0,90 cts).


Une journée tellement bonne que nous faisons la même le lendemain, à la différence près que nous montons au Mont Phousi pour regarder le soleil se coucher en savourant une petite bière.
 

dimanche 1 décembre 2013

Thailande Part 2 - Décembre 2013


6/7 décembre : Let it go

L’objectif était donc d’aller à Luang Prabang et pour se faire, il n’y a que 4 solutions : L’avion (trop cher), le bus (trop long et parfois dangereux), le speed boat (trop dangereux mais à voir : 8 personnes serrées sur une barque à moteur de zodiaque, avec des casques de moto) et le slow boat (trop long). Après moultes hésitations j’ai opté pour la solution la plus commune : le slow boat.

Réveil à 5h du mat’, bus à 6h, pour Chiang Khong, tuk-tuk pour aller jusqu’au poste frontière avec le Laos, 5mn de bateau pour traverser le Mékong et arriver côté Laos, et 2 jours de « slow boat » pour aller jusqu’à Luang Prabang. Sur le bateau environ 70 personnes parmi lesquelles le Mr météo de la Catalogne, des hollandais partout, 2 jeunes danoises qui buvaient bière sur bière, des photographes du National Geographic et plein d’autres gens plus ou moins ouverts.
Les paysages passent et se ressemblent, on discute, on mange, on lit, on dort… et le temps passe sans qu’on le voit passer…
 
 

Quand je dis « let it go » c’est parce que j’ai fait quelque chose que je n’aime pas du tout faire : ne pas réserver ma nuit en arrivant dans une ville, ici donc il s’agissait de Pakbeng, ville étape du bateau… mais finalement je me suis greffée à Stew l’anglais, Andy le kiwi et Penny l’allemande avec qui j’ai partagé la chambre d’hôtel et tout s’est bien passé.



5 décembre : No pain no gain

Journée tourisme : je loue un scooter et je pars visiter la Maison Noire, œuvre d’un artiste de Chiang Rai dont le but est je crois de montrer la face sombre de l’humanité. Dis comme ça, je vous l’accorde, ça ne fait pas rêver, mais le résultat est tout à fait surprenant ! On se croirait tout droit plongé dans l’esprit d’un sérial killer.

Je pars ensuite de l’autre côté de Chiang Rai pour visiter le Temple blanc. On m’avait prévenu donc je ne tombe pas des nues, mais ici on est dans un univers 100% bling bling. Ce temple, œuvre d’un autre artiste de Chiang Rai, est d’une blancheur maculée de miroirs et symbolise la pureté du bouddhisme. Nettement plus touristique et moins riche de diversité mais à voir !

Je finis ma journée par un massage chez Arisara (ça faisait bien 4 jours, mon corps commençait à ne plus comprendre). Cette fois ci je choisis un massage Thai Epaules/Cou/Tête, j’ai eu bien bien mal, à se demander si l’objectif était vraiment de me détendre… mais je pense que je dormirai bien ce soir.
 

3/ 4 décembre : Lisou



Nous partons à 10h du matin pour le trekking, avec nos 2 guides Tao et Ta, pour prendre un bateau sur la rivière Kok. La matinée est un peu trop touristique : 30mn à dos d’éléphant, 10mn à caresser des serpents (enfin sur ce coup là je n’ai été que la photographe) et resto au bord de la rivière. Nous attendons avec impatience le déjeuner pour entamer le trekking, le vrai !
L’estomac plein, nous commençons donc à nous enfoncer dans la montagne au milieu des plantations de poivre et de thé, et nous faisons nos chapeaux en feuille de bananier : de bonnes têtes de vainqueurs !! Petite pause dans un village qui vient de tuer le cochon, nous achetons une partie de notre diner ! Puis nous cueillons des fleurs de bananier et d’autres fleurs et feuilles que je ne connais pas afin de les cuisiner ce soir. C’est plus marrant que d’aller chez Monop’…
Nous posons nos fesses et nos sacs dans MA tribu : la tribu « Lisu » J (Ils sont 30 000 en Thailande mais dans ce village ne résident qu’une quinzaine de personnes). Nous préparons le diner dans la cuisine du village, succulent repas (est-ce par fierté de l’avoir ramassé ? ou parce qu’on est fatigués ?) Et là mes amis, jamais je n’aurai pensé dormir dans un tel endroit (enfin bien sûr il y a pire !!). Nous dormons tous les 5 dans une hutte sur pilotis, avec bien sûr un sol, un toit et des murs très ajourés et un trou dans la porte, qui laisse difficilement mais sûrement passer le sac à puces de chien du village qui choisira de dormir à nos pieds puis collé à Maddy !
La nuit s’est bien passé, pas de rencontre malheureuse en allant aux toilettes… mais j’étais contente d’avoir mon drap de soie (et pour la propreté, et pour la chaleur) et mes 2 cachemires parce que décembre est le mois le plus froid de l’année dans ces montagnes.
Nous repartons sur la route vers 9h30 pour aller à l’école ou Tao était professeur d’anglais avant de devenir guide. On est mercredi, c’est le jour où les enfants ont sport. Tout le monde nous accueille chaleureusement, on se présente, on danse avec les filles de l’école, on joue au foot avec les garçons… et on repart. Pause thé chez un médecin chinois (lui, comme une grande majorité des gens de ces tribus, est un réfugié sans papier).
Une fois arrivés dans les hauteurs, nous partons couper des bambous pour préparer le repas. Certains bambous sont taillés pour devenir des bols et des baguettes, d’autres pour devenir des casseroles dans lesquelles nous fourrons notre repas (œufs, tomates, oignons, noodles…) et hop sur le feu ! Même régal (mêmes raisons ?) que le diner de la veille.
Bonne marche digestive qui finit par une baignade dans une cascade, dernier village Akha sur la route et la récompense de la fin de ce trek : un bain dans des sources d’eau chaude.
Nous dinons tous les 5 près de la guesthouse, demain chacun reprend sa route.



2 décembre : Beurk
Après un dernier petit-déjeuner à « Chiang Mai Backpack House », je prends mon mini-bus pour Chiang Rai, où j’arrive vers 15h, je pose mes affaires au Fun D hôtel (fais de beaux rêves en Thai) et je pars. Et là… je suis carrément déçue! je n’aime pas cette ville, c’est moche, je ne vois pas ce que je vais y faire, il y a trop de différentes offres pour les trek et en plus j’ai booké pour 3 nuits donc je ne peux pas faire un trek de 2 jours… je reviens dans ma chambre et je check internet. Enfin une bonne nouvelle : Maddy arrive dans ma chambre et se présente, elle est suédoise, elle est souriante, sympa, et voudrait faire un trek aussi !

On arrive à convaincre Sebastian un allemand, et on embarque Shiv l’indien pour le diner et essayer de le convaincre de se joindre à nous. En rentrant, on apprend que Paul le kiwi s’est aussi inscrit, Shiv se laisse tenter… et l’hôtel est ok pour que je décale mes 2 autres nuits !

Une journée qui finalement se termine bien.
 
1er décembre : Hi hi hi Sammy

Ce matin pour me dernier jour à Chiang Mai, je me décide à prendre un cours de cuisine avec Sammy. Sammy a une ferme bio à 30 mn de la ville (ici on compte en temps et pas en km, c’est plus prudent). Nous partons donc, un petit groupe de 8, au marché pour voir comment se fait le lait de coco et toutes les sortes de riz qui s’y vendent et direction la ferme. Un très bel endroit où tout pousse, avec cuisine et toilettes en extérieur et plus de hamacs que de personnes. Les asiatiques adorent faire des rangées de hamacs pour se poser et faire des petites siestes.

Au menu : Poulet au lait de coco, curry vert au poulet (oui ils aiment beaucoup le poulet ici), salade de papaye verte, Phad Thai (yummy) et riz gluant à la mangue. Un vrai régal entrecoupé d’une sieste d’une bonne heure faisant office de trou normand.


Je dis « hi hi hi » et pas « ho ho ho » comme dans le dessin animé parce que notre Sammy faisait toujours « hi hi hi » dès qu’il faisait une blague, à la thaïlandaise en quelque sorte J

Et voilà ma dernière journée à Chiang Mai qui se finit, hélas… mais toute bonne chose à une fin. Je passe une dernière fois devant le Dada Café, le Blue Dimaond, un petit tour au Sunday Walking Street… demain je repars sur la route



samedi 23 novembre 2013

Thailande Part 1 - Novembre 2013


 

27/28/29/30 novembre : petits plaisirs


Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas… je me rends compte que j’ai le luxe de pouvoir prendre le temps ! Prendre le temps de me balader dans les rues, prendre le temps de lire, prendre le temps de manger, de prendre soin de moi, d’apprendre le yoga, de ne rien faire alors que d’autres passent leur temps à courir pour cocher tout ce qu’ils ont fait dans le guide ou juste faire le maximum en quelques semaines de vacances.

Je voulais faire un trek avec les éléphants, mais toutes les agences se contredisent sur le fait que certaines leur font du mal, d’autres les sauvent… étant dans l’incapacité de savoir la vérité, je préfère m’abstenir. Je voulais aussi faire un trek à vélo, mais le temps dans les montagnes est mitigé et puis il y a trop de choix de treks donc j’en ferai un plutôt à Chiang Rai. Je voulais aller faire un tour du côté de Pai et Mae Hong Son, à la frontière de la Birmanie, mais on dirait que c’est devenu tellement touristique que ça ne vaut plus trop le coup, la solution est de louer une voiture ou un scooter et de tout faire seul, ce dont je n’ai pas envie.

Alors finalement après toutes ces indécisions, hier j’ai décidé de rejoindre Rachel, une des filles de ma chambre, à la piscine d'un bel hôtel : Eco Resort.

Chiang Mai c’est un peu comme Ubud, c’est une ville où il n’y a pas particulièrement pleins de choses à faire mais dans laquelle on se sent bien.

Tout va bien ici, quelques nouvelles du bureau qui me titillent mais comme me dit Caro, j’ai toute la vie pour me stresser à cause du boulot mais je n’ai que 6 mois pour kiffer mon voyage… Donc à vous mes amis du bureau, continuez à me donner des nouvelles et m’envoyer des petites photos, ça me fait vraiment chaud au cœur, mais finalement, je ne veux plus rien savoir de cette réorganisation avant mon arrivée aux US J


26 novembre : Eat (Pray Love)

Pour ceux qui ont vu le film ou lu le bouquin, je suis actuellement principalement dans la phase « Eat » ce qui m’inquiète un peu… mais je fais tout pour passer à « Pray » en commençant par le yoga et si je ne me dégonfle pas, une petite expérience de méditation en janvier.

Premier cours de yoga ce matin, « gentle yoga », axé sur la respiration donc pas trop dur en apparence. J’avais presque plus de mal à comprendre ce qu’il disait en anglais qu’à le réaliser. Si je suis courageuse, je retente demain, faut juste que je révise mon vocabulaire anatomique ! Et bien sûr pour me récompenser de ce tel effort, j’ai pédalé jusqu’à un bon petit-déjeuner au Blue Diamond. Après tout, le voyage ça passe aussi par les plaisirs culinaires J et les massages !
Aujourd’hui je suis allée me faire masser chez Lila massage, chaine d’instituts ouverte par l’ancienne directrice de la prison des femmes de Chiang Mai (décidément) et dont les masseuses sont d’anciennes détenues !

Sinon pour la petite anecdote, on est un peu dans les années 50 ici : les colis de Noël au supermarché font rêver :

 


 

25 novembre : Danger

Encore une journée bien calme à arpenter la ville sauf qu’aujourd’hui j’ai pris quelques dangers : je suis allée me faire masser par une prisonnière… A la prison des femmes de Chiang Mai, il y a une formation en massage pour les aider dans leur réinsertion professionnelle. Alors tout le monde se fait masser dans une pièce commune ce qui a un côté rassurant… mais quand les gardes ne sont plus là, parfois on pense à un mouvement possible de rébellion... enfin la grande téméraire que je suis y pense J
Ma masseuse avait 2 gros tatouages sur les bras et n’était pas ultra souriante, peut-être timide ? C’était son premier jour… et celle d’à côté était une vraie pipelette qui commentait tout ce qui se passait. Tout ceci  ne m’a pas mis dans une ambiance très détendue mais je me suis dit que j’œuvrais pour la bonne cause.


Et puis le soir, j’ai passé la soirée avec Charmaine, une copine de mon frère que j’avais rencontrée pour les fêtes de la Reine à La Haye en avril et qui se trouvait par hasard à Chiang Mai jusqu’à mercredi ! Merci Xavier, j’ai passé une très bonne soirée !



 

24 novembre : Découverte

A Chiang Mai il y a la vieille ville qui a une forme de carré et le reste. Mon hôtel est au bord de la vieille ville à « Chiang Mai Gate », je suis donc près de l’animation sans être au cœur de l’agitation, tout ça pour moins de 3 euros la nuit !

Je retrouve mon rythme urbain à savoir pérégriner dans la ville à pieds, me perdre et me reperdre. Je pense rester une nuit de plus (au moins), bien que j’ai une Mary Poppins dans mon dortoir… une américaine bouddhiste ayant vécu au Sri Lanka, en Inde et en Malaysie et s’habillant d’un mix entre Mary Poppins et Laura Ingalls. Elle a même pris en photo une estonienne de la chambre parce que c’était la première fois qu’elle voyait quelqu’un de ce pays ! Remarquez, cette estonienne était très sympa mais un brin jetée : elle partait faire 26 jours de médiation dans un temple. Et moi qui flippe de m’inscrire pour 3 jours !

Je vous le dis mes amis, vous êtes des gens bien normaux ! (enfin presque tous…)





23 novembre : Santa Barbara

Ce matin je me réveille dans de beaux draps… je suis seule, avec les maids qui m’apportent mon café et ma part de tarte aux fruits de la passion du jardin, tout ceci sur la petite terrasse du bureau de Taew. Quand je remonte dans ma chambre, le lit est fait J je peux descendre tranquille me baigner et vous faire quelques petites photos quand même.


Je déjeune avec Taew, elle me raconte les problèmes politiques actuels en Thailande. Le roi est au bord de la mort, son fils devrait prendre la suite mais personne ne l’aime, il a aussi une fille mais bien qu’elle fasse déjà le boulot de son père, elle ne risque pas de prendre le trône car c’est la place du fils… l’actuel 1er ministre est la sœur du précédent 1er ministre qui était proche du fils du roi mais qui s’est fait virer par les militaires pour corruption, ces mêmes militaires roulant en 4/4 grâce à l’argent d’on ne sait pas qui… il est donc en exil entre Dubai, Hong-Kong & co, tout en continuant à tirer toutes les ficelles, mais comme le peuple ne l’aime pas, le fils du roi s’en est un peu éloigné. Et le frère et la sœur 1er et ex-1er ministre donnent de l’argent aux pauvres afin qu’ils votent pour eux… la corruption est partout. D’ailleurs demain a lieu une grande manifestation contre le gouvernement actuel, Taew va y aller, elle me dit que ça peut mal tourner, le 1er ministre peut demander à mettre le feu et trier sur le tas…

Enfin, je me relaxe encore dans la piscine quelques heures et tout ceci m’ayant donné le goût du luxe, je pars finalement en avion pour Chiang Mai ! (évidemment je me suis fait arnaquer par le chauffeur de taxi qui m’a rendu 300 Baths au lieu de 400, le temps que je réalise, il était parti…)

 

22 novembre : Course

Ce matin je pars repérer une autre auberge de jeunesse parce que je sens que ça va être difficile de partir pour Chiang Mai en bus ce soir et parce que mon hôtel est quand même un peu glauque. Le quartier où je suis, c’est le quartier des touristes, donc des arnaques ! Les billets de bus vendus sont réputés pour être des compagnies fantômes, ou plus que low cost, des bus qui s’arrêtent tout le temps, pas de clim, des compléments financiers sur la route… bref, je ne le sens pas.
En parallèle, j’ai envoyé un mail à Taew et Eric pour savoir s’ils étaient dans le coin, ce qui pourrait sauver ma seconde nuit 
J

A midi je quitte l’hôtel pour aller déjeuner avec Mathieu, mon ancien stagiaire qui fait un semestre à Bangkok. Niveau agitation, Tokyo à côté, c'est de la gnognotte... A 12h15 je suis à l’arrêt des bus, à 12h45 je monte enfin dans le bus 511 mais quand la nana vient pour que j’achète mon billet, elle me dit que ce bus est un express et qu’il ne s’arrête pas là où je vais, je descends donc du bus. A 12h55 je monte dans un taxi, à 13h15 j’ai fait 10 mètres, ils préparent des manifestations à Democraty Monument, à 13h30 je descends du taxi pour finir à pieds, à 13h45 je claque une bise à Mathieu, soit 1h45 après avoir quitté mon hôtel ! Si j’avais su, j’aurai pris le bateau pour récupérer une ligne de métro…
Entre temps Eric m’a donné RV à 18h près de son bureau pour m’emmener chez lui, je quitte donc Mathieu 1h20 après lui avoir dit bonjour, je repars en métro + bus, je récupère mes sacs à dos, je repars en bateau… et on se fait une bonne heure de voiture pour arriver chez lui.

Mais cette dernière course valait le coup… j’ai eu mon petit verre de vin, ya pas de raison, vous, vous avez eu le Beaujolais hier !

 

19/21 novembre : ça joue

A peine 2 jours et demi et je quitte Koh Chang. C’est une ile sympa bien qu’envahie par les russes… mais ce n’était que l’étape sur la route pour Bangkok.

J’ai posé mes valises au Chokdee Resort, entre Khlong Prao et Kai Bae Beach, l’hôtel est vraiment bien situé parce qu’il me permet d’aller à pieds à Kai Bae Beach qui est bien moins touristique que White Sand Beach.
Bref, après cet intermède géographique, quelques mots sur mes 3 jours là-bas : eh bien je suis restée avec Alexia et son papa, 2 suisses rencontrés dans mon bus venant du Cambodge et qui m’ont soutenue dans mes déboires. On a loué des scooters et on est partis explorer la côte ouest de l’ile, Lonely beach, Bailan Bae, Bang Bao… L’ile n’a qu’une seule route, qui ne fait d’ailleurs pas tout le tour de l’ile, et au milieu c’est la jungle.

Au bout de la route qui mène au sud, un petit resto (Buddha View) au bout du quai de Bang Bao, recommandé par le suédois de mon 1er soir. Vue sur la baie de Bang Bao, cocktail, déjeuner les pieds dans l’eau… très bonne petite soupe de homard, merci les suisses pour m’avoir invitée ! Si je les avais rencontrés au Cambodge, pays des non interdictions… y’aurait eu moyen de bien rigoler avec le Robert et sa fille !

 
Je quitte Koh Chang pour Bangkok, encore quelques heures de bus, encore des arnaques. Là c’est le chauffeur du mini bus qui a tenté de nous faire payer les péages pour prendre l’autoroute et pas la voie lente pour arriver à Bangkok. Car oui, il y a une belle autoroute à 4 voies pour arriver à Bangkok depuis le sud ! Donc heureusement qu’il y avait 2 personnes derrière moi qui savaient que l’autoroute était comprise dans le billet qu’on avait acheté… sinon il nous faisait payer les péages et se gardait ce bonus bien sûr pour lui. Il a malheureusment été moins cool après qu’on ait déjoué cette arnaque.

Je dors dans un hôtel à Khao San Road, hôtel qui pourrait ressembler à un hôtel de passe, mais en fait je ne crois pas…

mercredi 6 novembre 2013

Cambodge - Novembre 2013


18 novembre : un jour sans fin

Ce n’était pas le premier et ça ne sera sûrement pas le dernier… mais ce jour a été si long ! et sûrement plus funky que mes escales pour aller à Tokyo.

Donc après avoir croisé les vaches cette nuit, je me suis levée à 6h pour prendre mon pick-up à 7h et le bus à 8h. Départ retardé à 8h45, jusqu’ici ça reste correct. Nous étions censés arriver à la frontière vers 12h30 sauf que c’était sans compter sur les routes khmères… des trous d’au moins 60cm de profondeur, un pneu au bord de l’éclatement, un bus plein… A un moment nous avons même tous du sortir du bus pour l’alléger !




Nous sommes donc arrivés à la frontière vers 14h30 et là, à peine le bus arrêté, tous nos sacs sont chargés dans une charrette. Cette fois ci je ne me ferais pas avoir !! je cours récupérer mon sac, j’explique aux gens que je le récupère sinon ils te demandent 1$pour les 100 mètres qu’ils ont fait, du coup tout le monde récupère son sac ! la nana était dégoutée…

Du coup je ne sais pas si c’est parce que quelqu’un m’en voulait mais j’ai bataillé pour réussir à monter dans le bus suivant pour m’emmener à Trat, ville de l’embarcadère pour Koh Chang. Tout le monde était appelé sauf moi et je voyais l’heure qui tournait et le dernier bateau qui était à 19h. Finalement l’entraide de voyageurs s’est mise en route et j’ai enfin pu monter dans un bus où j’ai ajouté un complément pour aller jusqu’à Koh Chang avec le groupe. Je suis arrivée à mon hôtel à 20h, juste le temps de prendre une soupe en discutant avec un suédois et de me connecter pour enfin mettre mon blog à jour !

Je suis donc en Thaïlande et je suis contente J

 

15/17 novembre : Otres Beach

Premier matin, avec la petite troupe du tuk-tuk, nous partons sur un bateau faire un petit tour des iles alentours : Eric, Marc, le chum et sa blonde J (Haig et Marie-Laurence, les québécois), mais à partir de midi, il se met à pleuvoir. Nous nous entassons tous sous le toit du bar de Bamboo Island en attendant que notre déjeuner cuise, déjeuner que nous mangeons accroupis et entassés sous une bâche. Il a plus ou moins plu non-stop jusqu’à une heure décente pour l’apéro que nous prenons, au rhum, sur la terrasse du Mien Mien beach, guesthouse d’Eric & Marc.


La bonne nouvelle : ils annoncent de la pluie jusqu’à dimanche !

Heureusement, Marc a prié a bonne mère toute la nuit (jusqu’à ce qu’il s’endorme) pour qu’on ait du soleil samedi, et ça a fonctionné ! Du coup nous n’avons pas bougé de notre petit coin de plage, déjeuner, apéro et diner avec Amandine et Antoine, 2 bretons en voyage pour quelques mois, et Séverine, une française croisée la veille sur Bamboo Island.

Quelques bars sur la plage vendent de l’herbe, il est pourtant bien précisé dans tous les guides que la drogue est INTERDITE au Cambodge. Mais alors, les patrons de ces bars et les touristes qui fument n’ont-ils pas la moindre crainte de se faire arrêter ? Ah mais non c’est vrai, on est au Cambodge, pays de la corruption… les bars payent la police pour être tranquilles… Un ministère anti-corruption sûrement déjà corrompu a d’ailleurs été créé il y a peu.



Côté coquerelle, j’ai repéré les 2 habitantes des toilettes et j’ai trouvé la technique pour les faire fuir et faire pipi tranquillement, une vrai partie de 1/2/3 soleil : j’allume la lumière pour les prévenir que j’arrive, ensuite j’éteins pour qu’elles partent sans crainte parce que le faisceau lumineux les tétanise, et puis je rallume : en 1 ou 2 coups y’a pu personne…
Dans la chambre c’est un peu compliqué vu que je dors dans le noir… donc je croise les doigts pour qu’aucune n’ait la bonne idée de venir me réchauffer ou me gratouiller le nez.
Ah et puis j’ai eu une autre surprise cette nuit en sortant de mon bungalow : je suis tombée nez à nez avec 2 vaches !





 

Tout se passe bien, nous passons le dimanche de la même façon que le samedi : just chilling, eating & drinking.

 

14 novembre : toujours vers l’ouest

Comme prévu, je continue ma route vers la Thailande et pars donc en direction de Sianoukville avec la bonne surprise de retrouver dans le bus, Eric & Marc, 2 marseillais croisés la veille à la coopérative du poivre de Kampot. Nous 3 + 2 québécois, nous entassons dans un tuk-tuk pour rejoindre les guesthouse : 5 personnes, 10 sacs à dos : normal.

 
 
Je suis posée à Otres Beach, dans un petit bungalow sur la plage, tout va bien !



13 novembre : Le lapin

Ce matin je suis partie en mini-bus avec une petite dizaine de touristes : ) parfois c’est aussi comme ça qu’on passe ses journées en voyage… après les petites visites de plantation de poivre, de marais-salants, de caves à chauve-souris, nous avons pris le bateau direction l’ile du lapin. La légende dit que la personne qui a découvert cette ile fumait un gros pétard quand elle a vu une pierre qu’elle a confondu avec un lapin, mais l’explication la plus plausible est que cette ile a (plus ou moins) la forme d’un lapin. C’était une bonne surprise parce que je m’attendais à un bout de plage blindé de touristes et finalement on était assez au calme pour manger notre crabe au poivre de Kampot.

 
Soirée au calme dans ma guesthouse de rêve (et non de rave, le sound system de l’enterrement d’en face est fini), petit verre de vin rouge pour fêter l’anniv du gérant et au lit.

Cette nuit quand je suis allée aux toilettes, j’avais tellement peur de croiser un serpent (le voisin m’avait dit 2 heures plus tôt que les serpents étaient vraiment un problème), que même mon ombre me faisait sursauter ! (n’est pas téméraire qui veut)


12 novembre : Réveil enchanté

Je n’ai pas été très inspirée ces derniers jours, mais en ouvrant la porte de mon bungalow ce matin, et voyant ma terrasse et mon petit hamac balayé par un rayon de soleil à 7h du mat’, ça m’a requinquée !

J’ai pris une moto et je suis partie sur la montagne du Bokor. Oui oui, une moto et pas un scooter… enfin une moto khmère c’est-à-dire avec des vitesses mais sans débrayage. Après quelques calages j’ai enfin compris comment user ma birkenstock et j’ai foncé dans la route à lacets de la montagne.

Le Bokor est une montagne et une station, développée par l’ancienne administration coloniale française et prisée par la famille royale qui y installa ses quartiers. Mais tout a été laissé à l’abandon pendant la guerre et depuis quelques années une société construit à nouveau sur le site. Mais il semble qu’elle ne réhabilite pas les anciens hôtels et maisons, mais reconstruise des choses très modernes et surdimensionnées. Je me suis donc baladée au milieu de monuments fantômes qui, on le voit, ont dû être très classieux !

Je suis revenue vers 16h à la guesthouse après un petit tour dans Kampot, pour avoir le temps de bien profiter de mon petit hamac et lire les commentaires facebook de ma photo de ce matin J

 


Et là, dans ce calme absolu, face à la rivière, dans mon hamac (oui je sais, j’insiste), un énorme sound system se lance (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, c’est une sono home made qui crache du son à je n’ose pas imaginer combien de décibel. Nous en avions eu un en pleine nuit à Battamabang car dans la tradition khmère, pour souhaiter du bonheur aux mariés, il faut mettre la musique à partir de 3 ou 4heures du mat. Et bien là ce soir, c’est pour un enterrement, et ça ressemble plutôt à une rave party !
 

11 novembre : A la mode khmère

Matinée encore au repos, saleté de bouffe asiatique, je suis exténuée et fiévreuse (non ce n’est pas le palu... enfin je ne pense pas !)

On prend un bus pour Kampot, direction le sud pour chercher le soleil, 4 dans un bus 20 places, plutôt grand luxe ! pas inutile de pouvoir s’étaler et faire encore un petit roupillon.

Eloïse et moi sommes parties chacune de notre côté, ce soir je suis à la Green House Guesthouse à 7km du centre de Kampot. Pas de tuk tuk pour y arriver mais un « moto-dop » c’est-à-dire à l’arrière d’une moto, avec mes 2 sacs. Jusqu’ici tout va bien, ils conduisent doucement et c’est une petite ville… mais j’ai bien cru que j’allais me faire arracher tout le côté droit contre des barbelés quand il a voulu doubler une camionnette dans le petit chemin de terre qui menait à la Guesthouse... Je vous explique la conduite khmère en cas de doublement : 2 voitures/camionnettes/camions, arrivent face à face dans un passage étroit pour diverses raisons : route abimée, inondations, marché, petit chemin... Aucun des deux ne ralentira, tout se passe donc très en douceur vu le peu d’espace disponible pour les 2 véhicules. Maintenant, qu’on est dans cette situation, que font les tuk-tuk et les moto ? elles passent sur les côtés donc en frôlant les véhicules et les murs/barbelés/piétons…

Finalement, je suis arrivée saine et sauve et le lieu a l’air de valoir le coup mais je suis encore tellement à l’ouest que je pars me coucher très tôt, dans un bungalow en bois, en espérant ne pas faire de rencontres fortuites pendant mon sommeil… il est temps d’enfiler des boules quies pour ne pas y penser !

PS : vous verrez sur la photo que je me suis fait une vraie petite cabane avec même les chaussures...
 



10 novembre : Gloups

A Phnom Penh il n’y a pas des tonnes de choses à visiter mais l’une d’entre elle est le musée Tuol Sleng, qui est le musée du génocide. Avant de devenir un centre de détention et de torture sous le régime des Khmers rouges et de Pol Pot (1975-1979), Toul Sleng était un collège. De nombreux cambodgiens veulent oublier cette époque sordide où ils ont tué plus de 20% de la population mais ce musée est important pour la mémoire.
Je ne m’étalerais pas sur le sujet, je peux juste vous dire que même en repensant à ma visite j’ai une boule dans la gorge, certes c’est très dur mais c’est à faire.


 

Déjà que j’étais un peu patraque, tout ça n’a rien arrangé, j’ai siesté tout l’aprem avec 38.5°.

 
9 novembre : VIP Bus

Nous partons ce matin pour Phnom Penh par un VIP Bus, d'une déco digne d'une salle des fêtes, non recommandé par la nana de l’auberge d’un point de vue misogynie. Finalement vu le peu d’échanges que nous avons eu avec le chauffeur, tout passe bien, en revanche, si sa conduite est relativement safe, il faut quand même se préparer à sortir avec l’estomac dans les talons et le cou en vrac ! Avec toutes les inondations qu’a subit le Cambodge, les routes sont très abimées. Ajouter à cela le klaxon, le karaoké, les coups de fils bruyants et les coups de freins, vous ferez un bon trajet !

L’arrivée à Phnom Penh se fait par des bidons villes, un niveau d’insalubrité que je n’imaginais pas, je sens bien la ville à 2 vitesses.

Apéro au FCC, ancien repère des correspondants de guerre, face à la rivière et au feu d’artifice du National Day, avec Aurélie, croisée à Takayama au Japon.
 

 
Nous suivons avec intérêt le parcours du typhon pour mettre à jour nos projets…

 
8 novembre : Break

Ce matin il pleut encore des cordes, il a même un peu plu dans la chambre hier mais ça n’a pas l’air d’inquiéter les proprios…

En fait il y a eu le typhon Krosa en octobre et maintenant il y a le typhon Hayian, le plus violent de l’année, qui va nous suivre dans le Nord du Cambodge où nous avons décidé d’aller… je crois que je vais changer mes projets si ça continue !

On tente un tour au marché central, on ne reconnait pas tout ce qu’ils vendent, de la chauve-souris peut-être ? Et puis cette après-midi, je m’accorde une lazy afternoon… besoin de me poser.
 

Ce soir nous faisons un tour au street food market mais les khmers dinent hyper tôt donc quand on arrive vers 20h30, c’est un peu la fin de la bataille et rien de nous tente, ça commence à devenir un peu la zone, je croise mon premier mendiant qui joint les mains en me regardant sans rien dire… ça calme quand tu sais qu’ici ils vivent de rien, alors pour aller jusqu’à quémander, c’est vraiment qu’on est arrivé très bas.


5/6/7 novembre : Angkor et encore

Nous partons ce matin avec notre très souriant chauffeur Ron, notre chauffeur de Tuk-tuk, direction Angkor, ancienne capitale Khmer, avec ses temples à la fois bouddhistes et hindouistes. Malheureusement, si la journée se passe bien, le sunset se fera dans le tuk-tuk et sous une pluie battante. Cela ne nous empêche pas de tenter la location de vélo le lendemain, gros soleil jusqu’à une pluie battante qui a commencé approximativement 2mn après notre retour à l’auberge… Et comme nous avions pris un pass 3 jours à Angkor, nous tentons le lever de soleil en se levant à 4h du mat, résultat : quelques touristes, sous la pluie, avec les moustiques à attendre que les nuages daignent s’éloigner, ce qu’ils n’ont pas eu la délicatesse de faire…
 
 
Cependant, le site est majestueux et contrairement à Kyoto où je trouvais que tous les Temples se ressemblaient plus ou mois, ici à Angkor ça n'est pas le cas et la grandeur des lieux impressionne quasi à chaque fois. Pour ceux qui connaissent, mon Top 3 : Ta Phrom, Bayon et Banteay Srei, mais même hors temple, le cadre en lui même est majestueux, notamment dans le coin de la Terrasse des Eléphants.
 

 
13h, départ en bus pour Battambang, voyage bien plus rapide que ce que je pensais (4h), arrivée devinez quoi ? sous la pluie ! mais une bonne grosse pluie diluvienne qui fait des fuites dans la chambre... bonne nuit!

 
4 novembre : Première arnaque (et sûrement pas la dernière)

Levé à 5h du mat pour prendre le train direction Aranyaprathet/Poipet, la frontière avec le Cambodge.
 
 
Après presque 7 heures de train, un peu moins foklo que prévu mais sympa quand même, nous arrivons à la frontière avec pour objectif de ne pas se faire arnaquer sur le prix du visa… peine perdue pour moi, je me suis fait avoir de 100 Thai Bath, soit environ 2 euros, mais il faut être ferme parce qu’Eloise qui était mieux préparée n’a pas lâché le morceau et n’a finalement pas payé. Le passage de toute la frontière a presque duré 1h, suivie de 2h30 de bus pour Siem Reap, une place pour 2, un vrai bonheur !

Pas trop de courage de chercher la meilleure auberge en marchant dans le noir pendant un temps incertain, la deuxième a donc été la bonne, mais la guerre des tuk-tuk a commencé !