18 novembre : un jour sans fin
Ce n’était pas le premier et ça ne sera sûrement pas le
dernier… mais ce jour a été si long ! et sûrement plus funky que mes
escales pour aller à Tokyo.
Donc après avoir croisé les vaches cette nuit, je me suis
levée à 6h pour prendre mon pick-up à 7h et le bus à 8h. Départ retardé à 8h45,
jusqu’ici ça reste correct. Nous étions censés arriver à la frontière vers
12h30 sauf que c’était sans compter sur les routes khmères… des trous d’au
moins 60cm de profondeur, un pneu au bord de l’éclatement, un bus plein… A un
moment nous avons même tous du sortir du bus pour l’alléger !
Nous sommes donc arrivés à la frontière vers 14h30 et là, à
peine le bus arrêté, tous nos sacs sont chargés dans une charrette. Cette fois
ci je ne me ferais pas avoir !! je cours récupérer mon sac, j’explique aux
gens que je le récupère sinon ils te demandent 1$pour les 100 mètres qu’ils ont
fait, du coup tout le monde récupère son sac ! la nana était dégoutée…
Du coup je ne sais pas si c’est parce que quelqu’un m’en
voulait mais j’ai bataillé pour réussir à monter dans le bus suivant pour m’emmener
à Trat, ville de l’embarcadère pour Koh Chang. Tout le monde était appelé sauf
moi et je voyais l’heure qui tournait et le dernier bateau qui était à 19h.
Finalement l’entraide de voyageurs s’est mise en route et j’ai enfin pu monter
dans un bus où j’ai ajouté un complément pour aller jusqu’à Koh Chang avec le
groupe. Je suis arrivée à mon hôtel à 20h, juste le temps de prendre une soupe
en discutant avec un suédois et de me connecter pour enfin mettre mon blog à
jour !
Je suis donc en Thaïlande et je suis contente J
15/17 novembre : Otres Beach
Premier matin, avec la petite troupe du tuk-tuk, nous
partons sur un bateau faire un petit tour des iles alentours : Eric, Marc,
le chum et sa blonde J
(Haig et Marie-Laurence, les québécois), mais à partir de midi, il se met à
pleuvoir. Nous nous entassons tous sous le toit du bar de Bamboo Island en
attendant que notre déjeuner cuise, déjeuner que nous mangeons accroupis et
entassés sous une bâche. Il a plus ou moins plu non-stop jusqu’à une heure
décente pour l’apéro que nous prenons, au rhum, sur la terrasse du Mien Mien
beach, guesthouse d’Eric & Marc.
La bonne nouvelle : ils annoncent de la pluie jusqu’à
dimanche !
Heureusement, Marc a prié a bonne mère toute la nuit
(jusqu’à ce qu’il s’endorme) pour qu’on ait du soleil samedi, et ça a
fonctionné ! Du coup nous n’avons pas bougé de notre petit coin de plage,
déjeuner, apéro et diner avec Amandine et Antoine, 2 bretons en voyage pour
quelques mois, et Séverine, une française croisée la veille sur Bamboo Island.
Quelques bars sur la plage vendent de l’herbe, il est
pourtant bien précisé dans tous les guides que la drogue est INTERDITE au Cambodge.
Mais alors, les patrons de ces bars et les touristes qui fument n’ont-ils pas
la moindre crainte de se faire arrêter ? Ah mais non c’est vrai, on est au
Cambodge, pays de la corruption… les bars payent la police pour être
tranquilles… Un ministère anti-corruption sûrement déjà corrompu a d’ailleurs
été créé il y a peu.
Côté coquerelle, j’ai repéré les 2 habitantes des toilettes
et j’ai trouvé la technique pour les faire fuir et faire pipi tranquillement,
une vrai partie de 1/2/3 soleil : j’allume la lumière pour les prévenir
que j’arrive, ensuite j’éteins pour qu’elles partent sans crainte parce que le
faisceau lumineux les tétanise, et puis je rallume : en 1 ou 2 coups y’a
pu personne…
Dans la chambre c’est un peu compliqué vu que je dors dans le noir… donc je
croise les doigts pour qu’aucune n’ait la bonne idée de venir me réchauffer ou
me gratouiller le nez.
Ah et puis j’ai eu une autre surprise cette nuit en sortant de mon bungalow :
je suis tombée nez à nez avec 2 vaches !
Tout se passe bien, nous passons le dimanche de la même
façon que le samedi : just chilling, eating & drinking.
14 novembre : toujours vers l’ouest
Comme prévu, je continue ma route vers la Thailande et pars
donc en direction de Sianoukville avec la bonne surprise de retrouver dans le
bus, Eric & Marc, 2 marseillais croisés la veille à la coopérative du
poivre de Kampot. Nous 3 + 2 québécois, nous entassons dans un tuk-tuk pour
rejoindre les guesthouse : 5 personnes, 10 sacs à dos : normal.
Je suis posée à Otres Beach, dans un petit bungalow
sur la plage, tout va bien !
13 novembre : Le lapin
Ce matin je suis partie en mini-bus avec une petite dizaine
de touristes : ) parfois c’est aussi comme ça qu’on passe ses journées en
voyage… après les petites visites de plantation de poivre, de marais-salants,
de caves à chauve-souris, nous avons pris le bateau direction l’ile du lapin.
La légende dit que la personne qui a découvert cette ile fumait un gros pétard
quand elle a vu une pierre qu’elle a confondu avec un lapin, mais l’explication
la plus plausible est que cette ile a (plus ou moins) la forme d’un lapin.
C’était une bonne surprise parce que je m’attendais à un bout de plage blindé
de touristes et finalement on était assez au calme pour manger notre crabe au
poivre de Kampot.
Soirée au calme dans ma guesthouse de rêve (et non de rave,
le sound system de l’enterrement d’en face est fini), petit verre de vin rouge
pour fêter l’anniv du gérant et au lit.
Cette nuit quand je suis allée aux toilettes, j’avais
tellement peur de croiser un serpent (le voisin m’avait dit 2 heures plus tôt
que les serpents étaient vraiment un problème), que même mon ombre me faisait
sursauter ! (n’est pas téméraire qui veut)
12 novembre : Réveil enchanté
Je n’ai pas été très inspirée ces derniers jours, mais en
ouvrant la porte de mon bungalow ce matin, et voyant ma terrasse et mon petit
hamac balayé par un rayon de soleil à 7h du mat’, ça m’a requinquée !
J’ai pris une moto et je suis partie sur la montagne du
Bokor. Oui oui, une moto et pas un scooter… enfin une moto khmère c’est-à-dire avec
des vitesses mais sans débrayage. Après quelques calages j’ai enfin compris
comment user ma birkenstock et j’ai foncé dans la route à lacets de la
montagne.
Le Bokor est une montagne et une station, développée par l’ancienne
administration coloniale française et prisée par la famille royale qui y
installa ses quartiers. Mais tout a été laissé à l’abandon pendant la guerre et
depuis quelques années une société construit à nouveau sur le site. Mais il
semble qu’elle ne réhabilite pas les anciens hôtels et maisons, mais reconstruise
des choses très modernes et surdimensionnées. Je me suis donc baladée au milieu
de monuments fantômes qui, on le voit, ont dû être très classieux !
Je suis revenue vers 16h à la guesthouse après un petit tour
dans Kampot, pour avoir le temps de bien profiter de mon petit hamac et lire
les commentaires facebook de ma photo de ce matin J
Et là, dans ce calme absolu, face à la rivière, dans mon
hamac (oui je sais, j’insiste), un énorme sound system se lance (pour ceux qui
ne savent pas ce que c’est, c’est une sono home made qui crache du son à je n’ose
pas imaginer combien de décibel. Nous en avions eu un en pleine nuit à
Battamabang car dans la tradition khmère, pour souhaiter du bonheur aux mariés,
il faut mettre la musique à partir de 3 ou 4heures du mat. Et bien là ce soir,
c’est pour un enterrement, et ça ressemble plutôt à une rave party !
11 novembre : A la mode khmère
Matinée encore au repos, saleté de bouffe asiatique, je suis
exténuée et fiévreuse (non ce n’est pas le palu... enfin je ne pense pas !)
On prend un bus pour Kampot, direction le sud pour chercher
le soleil, 4 dans un bus 20 places, plutôt grand luxe ! pas inutile de
pouvoir s’étaler et faire encore un petit roupillon.
Eloïse et moi sommes parties chacune de notre côté, ce soir
je suis à la Green House Guesthouse à 7km du centre de Kampot. Pas de tuk tuk
pour y arriver mais un « moto-dop » c’est-à-dire à l’arrière d’une
moto, avec mes 2 sacs. Jusqu’ici tout va bien, ils conduisent doucement et c’est
une petite ville… mais j’ai bien cru que j’allais me faire arracher tout le
côté droit contre des barbelés quand il a voulu doubler une camionnette dans le
petit chemin de terre qui menait à la Guesthouse... Je vous explique la
conduite khmère en cas de doublement : 2 voitures/camionnettes/camions,
arrivent face à face dans un passage étroit pour diverses raisons : route
abimée, inondations, marché, petit chemin... Aucun des deux ne ralentira, tout
se passe donc très en douceur vu le peu d’espace disponible pour les 2
véhicules. Maintenant, qu’on est dans cette situation, que font les tuk-tuk et
les moto ? elles passent sur les côtés donc en frôlant les véhicules et
les murs/barbelés/piétons…
Finalement, je suis arrivée saine et sauve et le lieu a l’air
de valoir le coup mais je suis encore tellement à l’ouest que je pars me
coucher très tôt, dans un bungalow en bois, en espérant ne pas faire de
rencontres fortuites pendant mon sommeil… il est temps d’enfiler des boules
quies pour ne pas y penser !
PS : vous verrez sur la photo que je me suis fait une vraie petite cabane avec même les chaussures...
10 novembre : Gloups
A Phnom Penh il n’y a pas des tonnes de choses à visiter
mais l’une d’entre elle est le musée Tuol Sleng, qui est le musée du génocide. Avant
de devenir un centre de détention et de torture sous le régime des Khmers
rouges et de Pol Pot (1975-1979), Toul Sleng était un collège. De nombreux
cambodgiens veulent oublier cette époque sordide où ils ont tué plus de 20% de
la population mais ce musée est important pour la mémoire.
Je ne m’étalerais pas sur le sujet, je peux juste vous dire que même en
repensant à ma visite j’ai une boule dans la gorge, certes c’est très dur mais
c’est à faire.
Déjà que j’étais un peu patraque, tout ça n’a rien arrangé,
j’ai siesté tout l’aprem avec 38.5°.
9 novembre : VIP Bus
Nous partons ce matin pour Phnom Penh par un VIP Bus, d'une déco digne d'une salle des fêtes, non
recommandé par la nana de l’auberge d’un point de vue misogynie. Finalement vu
le peu d’échanges que nous avons eu avec le chauffeur, tout passe bien, en
revanche, si sa conduite est relativement safe, il faut quand même se préparer
à sortir avec l’estomac dans les talons et le cou en vrac ! Avec toutes
les inondations qu’a subit le Cambodge, les routes sont très abimées. Ajouter à
cela le klaxon, le karaoké, les coups de fils bruyants et les coups de freins,
vous ferez un bon trajet !
L’arrivée à Phnom Penh se fait par des bidons villes, un
niveau d’insalubrité que je n’imaginais pas, je sens bien la ville à 2
vitesses.
Apéro au FCC, ancien repère des correspondants de guerre,
face à la rivière et au feu d’artifice du National Day, avec Aurélie, croisée à
Takayama au Japon.
Nous suivons avec intérêt le parcours du typhon pour mettre
à jour nos projets…
8 novembre : Break
Ce matin il pleut encore des cordes, il a même un peu plu
dans la chambre hier mais ça n’a pas l’air d’inquiéter les proprios…
En fait il y a eu le typhon Krosa en octobre et maintenant
il y a le typhon Hayian, le plus violent de l’année, qui va nous suivre dans le
Nord du Cambodge où nous avons décidé d’aller… je crois que je vais changer mes
projets si ça continue !
On tente un tour au marché central, on ne reconnait pas tout
ce qu’ils vendent, de la chauve-souris peut-être ? Et puis cette après-midi,
je m’accorde une lazy afternoon… besoin de me poser.
Ce soir nous faisons un tour au street food market mais les
khmers dinent hyper tôt donc quand on arrive vers 20h30, c’est un peu la fin de
la bataille et rien de nous tente, ça commence à devenir un peu la zone, je
croise mon premier mendiant qui joint les mains en me regardant sans rien dire…
ça calme quand tu sais qu’ici ils vivent de rien, alors pour aller jusqu’à quémander,
c’est vraiment qu’on est arrivé très bas.
5/6/7 novembre : Angkor et encore
Nous partons ce matin avec notre très souriant chauffeur Ron,
notre chauffeur de Tuk-tuk, direction Angkor, ancienne capitale Khmer, avec ses
temples à la fois bouddhistes et hindouistes. Malheureusement, si la journée se
passe bien, le sunset se fera dans le tuk-tuk et sous une pluie battante. Cela
ne nous empêche pas de tenter la location de vélo le lendemain, gros soleil
jusqu’à une pluie battante qui a commencé approximativement 2mn après notre
retour à l’auberge… Et comme nous avions pris un pass 3 jours à Angkor, nous
tentons le lever de soleil en se levant à 4h du mat, résultat : quelques
touristes, sous la pluie, avec les moustiques à attendre que les nuages
daignent s’éloigner, ce qu’ils n’ont pas eu la délicatesse de faire…
Cependant, le site est majestueux et contrairement à Kyoto où je trouvais que tous les Temples se ressemblaient plus ou mois, ici à Angkor ça n'est pas le cas et la grandeur des lieux impressionne quasi à chaque fois. Pour ceux qui connaissent, mon Top 3 : Ta Phrom, Bayon et Banteay Srei, mais même hors temple, le cadre en lui même est majestueux, notamment dans le coin de la Terrasse des Eléphants.
13h, départ en bus pour Battambang, voyage bien plus rapide
que ce que je pensais (4h), arrivée devinez quoi ? sous la pluie !
mais une bonne grosse pluie diluvienne qui fait des fuites dans la chambre... bonne nuit!
4 novembre : Première arnaque (et sûrement pas la dernière)
Levé à 5h du mat pour prendre le train direction Aranyaprathet/Poipet,
la frontière avec le Cambodge.
Après presque 7 heures de train, un peu moins foklo
que prévu mais sympa quand même, nous arrivons à la frontière avec pour
objectif de ne pas se faire arnaquer sur le prix du visa… peine perdue pour
moi, je me suis fait avoir de 100 Thai Bath, soit environ 2 euros, mais il faut
être ferme parce qu’Eloise qui était mieux préparée n’a pas lâché le morceau et
n’a finalement pas payé. Le passage de toute la frontière a presque duré 1h, suivie
de 2h30 de bus pour Siem Reap, une place pour 2, un vrai bonheur !
Pas trop de courage de chercher la meilleure auberge en
marchant dans le noir pendant un temps incertain, la deuxième a donc été la
bonne, mais la guerre des tuk-tuk a commencé !