3 novembre : Bye Bye China
Je suis arrivée en Chine avec de nombreux à priori, je
repars avec un avis partagé, du moins sur Pékin qui est la seule ville de Chine
que j’ai faite si on exclut HK qui est un cas particulier et où je ne suis
restée que 5 jours.
Alors oui c’est vrai, j’ai eu beaucoup de mal avec les
bousculades, les crachats, les feux verts qui ne sont jamais vraiment verts
pour les piétons, l’absence de bonjour/merci/au revoir et tout ce que j’ai pu
décrire ici ou ailleurs…
D’un autre côté, j’ai eu la chance de rencontrer, du moins de passer un peu de temps avec quelques chinois et c’est vrai qu’ils sont très différents quand ils connaissent les gens.
Et puis Pékin est une ville dont l’histoire et les différents lieux sont à découvrir, c’est aussi une ville qui semble très dynamique d’un point de vue artistique et culturel. Cependant, le climat et principalement la pollution semblent commencer à peser sur de nombreux résidents…
D’un autre côté, j’ai eu la chance de rencontrer, du moins de passer un peu de temps avec quelques chinois et c’est vrai qu’ils sont très différents quand ils connaissent les gens.
Et puis Pékin est une ville dont l’histoire et les différents lieux sont à découvrir, c’est aussi une ville qui semble très dynamique d’un point de vue artistique et culturel. Cependant, le climat et principalement la pollution semblent commencer à peser sur de nombreux résidents…
Un grand merci à Hortense et Shaopeng pour l’accueil dont
ils ont fait preuve à mon égard et pour m’avoir présentée à leurs amis et
famille.
Ce soir je suis à Bangkok, fini la polaire, la doudoune, le
bonnet et les chaussettes, j’ai gagné 20°.
Petit tour au marché aux puces ce matin et après-midi au
Temple du Ciel… un peu déçue de ne pas voir les belles couleurs de ce
magnifique temple scintiller au soleil, mais je me suis fait une raison.
L’indice de pollution aujourd’hui était, comme toute la semaine, autour de 370…
Ce temps n’empêche pas les chinois de sortir pour se retrouver et chanter
ensemble, jouer de la musique, se confronter aux cartes, au mah-jong ou aux
échecs, faire de la gym, du thai-chi, danser… à chaque détour une surprise.
J’ai tenté quelques photos mais c’est surtout se poser et écouter qui valait le
coup J
1er novembre : 798 District
Sur les conseils d’Hortense, je prends RV avec le Dr Lan,
pratiquant la MTC (médecine traditionnelle chinoise), histoire de voir si le
diagnostic est le même que celui de mon massage de pieds. Bon, le concept n’est
pas le même, je lui dis ce qui ne va pas et il propose des solutions naturelles
pour y remédier. A peine a-t-il posé les mains sur mon ventre que je pars dans
un fou rire sans fin, ça chatouille tellement mais il a l’air de très bien
savoir où il appuie! Et puis il me masse fortement le cou et fini par me dire
que j’ai trop de stress et qu’il faut que j’arrête les épices (easy en Asie) et
l’alcool (no comment). Donc il est temps que je réduise le rythme, ce qui
devrait être plus facile en Asie du SE qu’au Japon et en Chine où je n’ai pas
arrêté.
Et puis je suis allée me balader au 798 District, haut lieu
de l’art contemporain chinois installé dans une ancienne usine désaffectée,
mais pas une petite usine comme je l’avais imaginée, une ville dans la
ville : plusieurs rues, beaucoup de galeries, de cafés. On peut y passer
aisément la journée, très bobo et mondialement connu. En plus, j’y suis même
allée en taxi : j’ai réussi !!
Diner au resto avec Etienne (cousin d’Hortense à la mode de
Bretagne), ses parents, ses nièces, ses amis… on était une quinzaine, une fois
de plus c’était un très bon resto, merci Etienne ! (sans alcool bien sûr)
Après une journée à marcher au Palais d’été sur les lieux du
mariage d’H&S, je devais les retrouver au karaoké à 21h. Tout allait « à
peu près bien » jusqu’à ce que la petite goutte d’eau fasse déborder le
vase…
Déjà j’en avais un peu ma claque de me faire marcher dessus,
bousculer, doubler depuis le matin (si ce n’est depuis 4 jours), en plus, j’avaiq
fait un détour pour aller chez Fauchon, mais Fauchon est fermé depuis plusieurs
années… Alors autant vous dire que quand j’ai approché un premier taxi pour
aller au Karaoké et qu’il a fermé sa fenêtre pendant que je lui parlais, et que
ça a été le même topo avec les 3 suivants, que le 5ème m’a parlé en chinois
mais sans non plus vouloir me prendre dans leur voiture, là j’ai commencé à
faiblir nerveusement.
Mais le pompon, ça a été à la sortie du métro (que j’avais
finalement pris au risque d’être en retard) quand j’ai arrêté un couple pour
leur demander mon chemin et qu’ils ont fait 3 pas de côté en baissant la tête,
là j’ai craqué ! Quelques minutes pour me reprendre, retrouver le sourire et
demander à nouveau mon chemin pour enfin arriver au karaoké et tomber dans les
bras d’Hortense !
Salle privatisée pour nous, on était une dizaine et on s’est
bien marrés ! En fait c’est comme à l’hôtel, il y a des grands couloirs
avec des pièces numérotées et les serveurs arrivent quand on les appelle. Ça,
c’est fait !
Point de vue de la journée : Les chinois dans la masse
sont insupportables et extra-individualistes, mais quand tu as la chance d’en
connaitre, ils sont généralement très ouverts et agréables !
Au passage, le palais d’été c’est fabuleux (bien que
toujours sous cette « brume »…)
30 octobre : Premier moinniversaire
Voilà, il y a 1 mois
exactement, quasi à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je quittais
Paris ! Jusqu’ici tout va bien, non je ne regrette rien J
Ce matin je suis allée voir la Cité Interdite. Cité immense
et bien conservée, 800 bâtiments, 9000 pièces plus les cours, les pavillons et
les jardins… auxquels on ajoute les dizaines de groupes de touristes avec les
guides et leurs micros : car oui ici, les guides ont un drapeau bien
entendu, mais aussi un micro dans lequel ils braillent allègrement pour se
faire entendre et émerger des autres groupes !
Pour ceux que ça intéresserait : la Cité Interdite
était la résidence des empereurs jusqu’en 1911, date de la chute de la dynastie
Qing, la dernière. Elle s’appelait ainsi car qui y entrait sans autorisation se
trouvait immédiatement exécuté.
Après la quelques heures dans les dédales de la cité, je pars dans une course effrénée pour arriver à l’heure au théâtre Tianqiao pour le spectacle d’acrobaties de la troupe acrobatique de Pékin : petit moment de douceur…
Après la quelques heures dans les dédales de la cité, je pars dans une course effrénée pour arriver à l’heure au théâtre Tianqiao pour le spectacle d’acrobaties de la troupe acrobatique de Pékin : petit moment de douceur…
Côté intégration et immersion, je commence à saturer des
raclements de gorge, des « hello madam, can I help you… » place Tian
Anmen, ou tout lieu touristique, d’avoir peur des arnaques y compris à l’entrée
de ces mêmes lieux touristiques, de voir les mutilés de guerre, infirmes,
manchots, troncs… dans la rue… là aussi il faut encore avoir le cœur bien
accroché !
29 octobre : Ciel bleu !
Comme il faisait beau, je suis montée sur la « Colline
de charbon » afin d’avoir une vue sur l’immensité de la Cité Interdite.
Puis je me précipite place Tien Anmen peu avant le coucher
de soleil pour regarder la cérémonie du baisser de drapeau avec la marche des
108 pas des soldats. On se les pèle quand même malgré ce grand ciel bleu, je
rentre pour un petit diner de nanas Hortense et moi.
28 octobre : Qui n’a pas été sur la Grande muraille
n’est pas un vrai homme – Mao Zedong
Me voilà dans un taxi avec Mr Liang qui ne parle pas un mot
d’anglais, en route vers Jinshaling, une portion bien conservée de la Grande
Muraille et nettement moins touristique que Badaling.
Et me voilà en route vers cette grande muraille de près de
9000 km, construite sous divers dynasties, à marcher sur ce rempart qui devait
protéger de l’ennemi mais qui n’a pas empêché la prise de Pékin ou les
invasions mandchoues.
En dehors du fait qu’une nana ait voulu faire la route avec moi pour me vendre avec beaucoup d’insistance ses babioles le reste du chemin s’est bien fait et même sous cette « brume » toujours aux alentours de 380, le paysage est magnifique et c’est impressionnant de marcher sur ce pan de l’histoire.
En dehors du fait qu’une nana ait voulu faire la route avec moi pour me vendre avec beaucoup d’insistance ses babioles le reste du chemin s’est bien fait et même sous cette « brume » toujours aux alentours de 380, le paysage est magnifique et c’est impressionnant de marcher sur ce pan de l’histoire.
27 octobre : Découverte des hutongs
Petite grasse mat’ avant de me lever, de regarder dehors et
de me rendre compte que ce ne sont pas mes yeux qui sont encore embués, mais le
ciel, et ce n’est pas de l’humidité ou de la brume, mais bel et bien un nuage
de pollution qui voile le joli ciel bleu pékinois ! Le niveau ce jour-là
était en effet aux alentours de 380 alors qu’à Paris en plein été sur le périph
on ne dépasse pas les 60 ou 80 et que l’OMS donne l’alerte pollution à partir
de 25/30…
Bref, tout ceci ne m’empêche pas de visiter le Temple des
lamas, un ancien palais impérial transformé en lamaserie au XVIII (lama = moine
bouddhiste tibétain) et aujourd’hui lieu de culte bouddhiste très fréquenté.
Puis errance dans les Hutongs proches de la tour de l’horloge et du tambour. Les Hutongs ce sont des petites « ruelles ancestrales qui permettent de découvrir le Pékin d’autrefois ».
Les premiers que j’ai fait, fallait surtout avoir le cœur bien accroché, que ce soit niveau de l’odorat, de l’ouïe ou de la vue…
Apéro dans le bar à vins d’un ami d’H&S, vins et fromage J
Puis errance dans les Hutongs proches de la tour de l’horloge et du tambour. Les Hutongs ce sont des petites « ruelles ancestrales qui permettent de découvrir le Pékin d’autrefois ».
Les premiers que j’ai fait, fallait surtout avoir le cœur bien accroché, que ce soit niveau de l’odorat, de l’ouïe ou de la vue…
Apéro dans le bar à vins d’un ami d’H&S, vins et fromage J
26 octobre : Immersion en Chine
Arrivée chez Hortense et Shaopeng vers 13h, les
retrouvailles se font autour d’un très bon repas dans un resto du Yunnan avant
d’aller à l’expo d’une de leurs amies.
Fin d’après-midi dans une petite maison de thé, avec
cérémonie officiée par Shaopeng himslef...
Depuis le temps que je voulais assister à une cérémonie du thé avec explication des rituels ! L’amie de Shaopeng expliquait et Hortense me traduisait. La taille, le matériau, la forme de la tasse sont différents en fonction de la nature du thé, de son âge… On observe beaucoup de similitudes avec l’art du vin en France.
Normalement, c’est un moment calme d’introversion où on accueille chaque tasse en pensant à l’effet différent qu’elle a sur le corps (celle qui réveille, celle qui dérouille…) et le corps sent quand il a eu assez. Mais avec toutes les questions que je posais, nous n’étions finalement pas très concentrés.
Autant vous dire que j’ai dû boire une vingtaine de tasses parce qu’en fait on boit au rythme où le maitre de cérémonie prépare le thé et il faut le boire chaud… Ok, ce sont des petites tasses mais quand même, j’aimerai bien vous y voir !
Depuis le temps que je voulais assister à une cérémonie du thé avec explication des rituels ! L’amie de Shaopeng expliquait et Hortense me traduisait. La taille, le matériau, la forme de la tasse sont différents en fonction de la nature du thé, de son âge… On observe beaucoup de similitudes avec l’art du vin en France.
Normalement, c’est un moment calme d’introversion où on accueille chaque tasse en pensant à l’effet différent qu’elle a sur le corps (celle qui réveille, celle qui dérouille…) et le corps sent quand il a eu assez. Mais avec toutes les questions que je posais, nous n’étions finalement pas très concentrés.
Autant vous dire que j’ai dû boire une vingtaine de tasses parce qu’en fait on boit au rythme où le maitre de cérémonie prépare le thé et il faut le boire chaud… Ok, ce sont des petites tasses mais quand même, j’aimerai bien vous y voir !
Et puis comme ça faisait longtemps qu’on n’avait pas mangé, on est allés se faire un petit canard laqué avant d’aller se faire masser les pieds. Selon la médecine chinoise, j’ai des problèmes de digestion, de gorge, de sommeil mais surtout de reins…














