jeudi 31 octobre 2013

Pékin - Octobre 2013


3 novembre : Bye Bye China

 
Je suis arrivée en Chine avec de nombreux à priori, je repars avec un avis partagé, du moins sur Pékin qui est la seule ville de Chine que j’ai faite si on exclut HK qui est un cas particulier et où je ne suis restée que 5 jours.

Alors oui c’est vrai, j’ai eu beaucoup de mal avec les bousculades, les crachats, les feux verts qui ne sont jamais vraiment verts pour les piétons, l’absence de bonjour/merci/au revoir et tout ce que j’ai pu décrire ici ou ailleurs…
D’un autre côté, j’ai eu la chance de rencontrer, du moins de passer un peu de temps avec quelques chinois et c’est vrai qu’ils sont très différents quand ils connaissent les gens.
Et puis Pékin est une ville dont l’histoire et les différents lieux sont à découvrir, c’est aussi une ville qui semble très dynamique d’un point de vue artistique et culturel. Cependant, le climat et principalement la pollution semblent commencer à peser sur de nombreux résidents…

Un grand merci à Hortense et Shaopeng pour l’accueil dont ils ont fait preuve à mon égard et pour m’avoir présentée à leurs amis et famille.

Ce soir je suis à Bangkok, fini la polaire, la doudoune, le bonnet et les chaussettes, j’ai gagné 20°.

 
2 novembre : Et tu chantes chantes chantes…

Petit tour au marché aux puces ce matin et après-midi au Temple du Ciel… un peu déçue de ne pas voir les belles couleurs de ce magnifique temple scintiller au soleil, mais je me suis fait une raison. L’indice de pollution aujourd’hui était, comme toute la semaine, autour de 370… Ce temps n’empêche pas les chinois de sortir pour se retrouver et chanter ensemble, jouer de la musique, se confronter aux cartes, au mah-jong ou aux échecs, faire de la gym, du thai-chi, danser… à chaque détour une surprise. J’ai tenté quelques photos mais c’est surtout se poser et écouter qui valait le coup J


 

1er novembre : 798 District

Sur les conseils d’Hortense, je prends RV avec le Dr Lan, pratiquant la MTC (médecine traditionnelle chinoise), histoire de voir si le diagnostic est le même que celui de mon massage de pieds. Bon, le concept n’est pas le même, je lui dis ce qui ne va pas et il propose des solutions naturelles pour y remédier. A peine a-t-il posé les mains sur mon ventre que je pars dans un fou rire sans fin, ça chatouille tellement mais il a l’air de très bien savoir où il appuie! Et puis il me masse fortement le cou et fini par me dire que j’ai trop de stress et qu’il faut que j’arrête les épices (easy en Asie) et l’alcool (no comment). Donc il est temps que je réduise le rythme, ce qui devrait être plus facile en Asie du SE qu’au Japon et en Chine où je n’ai pas arrêté.

Et puis je suis allée me balader au 798 District, haut lieu de l’art contemporain chinois installé dans une ancienne usine désaffectée, mais pas une petite usine comme je l’avais imaginée, une ville dans la ville : plusieurs rues, beaucoup de galeries, de cafés. On peut y passer aisément la journée, très bobo et mondialement connu. En plus, j’y suis même allée en taxi : j’ai réussi !!




Diner au resto avec Etienne (cousin d’Hortense à la mode de Bretagne), ses parents, ses nièces, ses amis… on était une quinzaine, une fois de plus c’était un très bon resto, merci Etienne ! (sans alcool bien sûr)

  
31 octobre : Ma claque !

Après une journée à marcher au Palais d’été sur les lieux du mariage d’H&S, je devais les retrouver au karaoké à 21h. Tout allait « à peu près bien » jusqu’à ce que la petite goutte d’eau fasse déborder le vase…

Déjà j’en avais un peu ma claque de me faire marcher dessus, bousculer, doubler depuis le matin (si ce n’est depuis 4 jours), en plus, j’avaiq fait un détour pour aller chez Fauchon, mais Fauchon est fermé depuis plusieurs années… Alors autant vous dire que quand j’ai approché un premier taxi pour aller au Karaoké et qu’il a fermé sa fenêtre pendant que je lui parlais, et que ça a été le même topo avec les 3 suivants, que le 5ème m’a parlé en chinois mais sans non plus vouloir me prendre dans leur voiture, là j’ai commencé à faiblir nerveusement.

Mais le pompon, ça a été à la sortie du métro (que j’avais finalement pris au risque d’être en retard) quand j’ai arrêté un couple pour leur demander mon chemin et qu’ils ont fait 3 pas de côté en baissant la tête, là j’ai craqué ! Quelques minutes pour me reprendre, retrouver le sourire et demander à nouveau mon chemin pour enfin arriver au karaoké et tomber dans les bras d’Hortense !

Salle privatisée pour nous, on était une dizaine et on s’est bien marrés ! En fait c’est comme à l’hôtel, il y a des grands couloirs avec des pièces numérotées et les serveurs arrivent quand on les appelle. Ça, c’est fait !
 

Point de vue de la journée : Les chinois dans la masse sont insupportables et extra-individualistes, mais quand tu as la chance d’en connaitre, ils sont généralement très ouverts et agréables !

Au passage, le palais d’été c’est fabuleux (bien que toujours sous cette « brume »…)

 

30 octobre : Premier moinniversaire

Voilà, il y  a 1 mois exactement, quasi à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je quittais Paris ! Jusqu’ici tout va bien, non je ne regrette rien J

Ce matin je suis allée voir la Cité Interdite. Cité immense et bien conservée, 800 bâtiments, 9000 pièces plus les cours, les pavillons et les jardins… auxquels on ajoute les dizaines de groupes de touristes avec les guides et leurs micros : car oui ici, les guides ont un drapeau bien entendu, mais aussi un micro dans lequel ils braillent allègrement pour se faire entendre et émerger des autres groupes !

Pour ceux que ça intéresserait : la Cité Interdite était la résidence des empereurs jusqu’en 1911, date de la chute de la dynastie Qing, la dernière. Elle s’appelait ainsi car qui y entrait sans autorisation se trouvait immédiatement exécuté.
Après la quelques heures dans les dédales de la cité, je pars dans une course effrénée pour arriver à l’heure au théâtre Tianqiao pour le spectacle d’acrobaties de la troupe acrobatique de Pékin : petit moment de douceur…
 
 

Côté intégration et immersion, je commence à saturer des raclements de gorge, des « hello madam, can I help you… » place Tian Anmen, ou tout lieu touristique, d’avoir peur des arnaques y compris à l’entrée de ces mêmes lieux touristiques, de voir les mutilés de guerre, infirmes, manchots, troncs… dans la rue… là aussi il faut encore avoir le cœur bien accroché !

 

29 octobre : Ciel bleu !

Gros soleil ce matin, je vois enfin ce ciel bleu pékinois dont me parle Hortense… je pars avec joie car la pollution n’est qu’à 63, prendre un cours de cuisine à « Hutong Cuisine », avec 2 anglophones Chefs sur un bateau de croisière privé et plutôt dévergondés. Apprentissage des Dim Sum à la viande, aux crevettes, mais les meilleurs étaient ceux au sésame noir et cacahuètes. Promis j’essaierai de vous en faire à mon retour !

Comme il faisait beau, je suis montée sur la « Colline de charbon » afin d’avoir une vue sur l’immensité de la Cité Interdite.

Puis je me précipite place Tien Anmen peu avant le coucher de soleil pour regarder la cérémonie du baisser de drapeau avec la marche des 108 pas des soldats. On se les pèle quand même malgré ce grand ciel bleu, je rentre pour un petit diner de nanas Hortense et moi.

 
 
 
28 octobre : Qui n’a pas été sur la Grande muraille n’est pas un vrai homme – Mao Zedong

Me voilà dans un taxi avec Mr Liang qui ne parle pas un mot d’anglais, en route vers Jinshaling, une portion bien conservée de la Grande Muraille et nettement moins touristique que Badaling.

Sur la route, j’ai essayé de faire comprendre à Mr Liang que j’avais besoin d’aller aux toilettes, ce qui n’a pas été simple mais on y est arrivé. Comment vous dire que je me suis bien rendue compte que je n’étais plus au Japon, ça c’est sûr ! Des toilettes communes à la turque, donc 4 toilettes côté à côte, heureusement j’étais seule. Je vous épargne les détails sur le fait que le papier soit à mettre dans des corbeilles, que le chinois ne ferme pas souvent la porte (quand il y en a) et qu’il n’a pas les mêmes notions d’hygiène que nous… les toilettes à Pékin : un des rares moments où je n’ai pas de mal à ne plus penser à rien !

Et me voilà en route vers cette grande muraille de près de 9000 km, construite sous divers dynasties, à marcher sur ce rempart qui devait protéger de l’ennemi mais qui n’a pas empêché la prise de Pékin ou les invasions mandchoues.
En dehors du fait qu’une nana ait voulu faire la route avec moi pour me vendre avec beaucoup d’insistance ses babioles le reste du chemin s’est bien fait et même sous cette « brume » toujours aux alentours de 380, le paysage est magnifique et c’est impressionnant de marcher sur ce pan de l’histoire.
 


 
27 octobre : Découverte des hutongs



Petite grasse mat’ avant de me lever, de regarder dehors et de me rendre compte que ce ne sont pas mes yeux qui sont encore embués, mais le ciel, et ce n’est pas de l’humidité ou de la brume, mais bel et bien un nuage de pollution qui voile le joli ciel bleu pékinois ! Le niveau ce jour-là était en effet aux alentours de 380 alors qu’à Paris en plein été sur le périph on ne dépasse pas les 60 ou 80 et que l’OMS donne l’alerte pollution à partir de 25/30…

Bref, tout ceci ne m’empêche pas de visiter le Temple des lamas, un ancien palais impérial transformé en lamaserie au XVIII (lama = moine bouddhiste tibétain) et aujourd’hui lieu de culte bouddhiste très fréquenté.
Puis errance dans les Hutongs proches de la tour de l’horloge et du tambour. Les Hutongs ce sont des petites « ruelles ancestrales qui permettent de découvrir le Pékin d’autrefois ».
Les premiers que j’ai fait, fallait surtout avoir le cœur bien accroché, que ce soit niveau de l’odorat, de l’ouïe ou de la vue…
Apéro dans le bar à vins d’un ami d’H&S, vins et fromage 
J

 

26 octobre : Immersion en Chine

Arrivée chez Hortense et Shaopeng vers 13h, les retrouvailles se font autour d’un très bon repas dans un resto du Yunnan avant d’aller à l’expo d’une de leurs amies.

Fin d’après-midi dans une petite maison de thé, avec cérémonie officiée par Shaopeng himslef...
Depuis le temps que je voulais assister à une cérémonie du thé avec explication des rituels ! L’amie de Shaopeng expliquait et Hortense me traduisait. La taille, le matériau, la forme de la tasse sont différents en fonction de la nature du thé, de son âge… On observe beaucoup de similitudes avec l’art du vin en France.
Normalement, c’est un moment calme d’introversion où on accueille chaque tasse en pensant à l’effet différent qu’elle a sur le corps (celle qui réveille, celle qui dérouille…) et le corps sent quand il a eu assez. Mais avec toutes les questions que je posais, nous n’étions finalement pas très concentrés.
Autant vous dire que j’ai dû boire une vingtaine de tasses parce qu’en fait on boit au rythme où le maitre de cérémonie prépare le thé et il faut le boire chaud… Ok, ce sont des petites tasses mais quand même, j’aimerai bien vous y voir !




Et puis comme ça faisait longtemps qu’on n’avait pas mangé, on est allés se faire un petit canard laqué avant d’aller se faire masser les pieds. Selon la médecine chinoise, j’ai des problèmes de digestion, de gorge, de sommeil mais surtout de reins…


Une vraie donc première journée dans le bain chinois…

lundi 28 octobre 2013

Hong Kong - Octobre 2013


21/25 octobre : Couchsurfing de luxe

 
Après une nuit en auberge de jeunesse, je déménage direction « Chez Mélissa » : Mélissa est mariée à Cédric qui est un copain de Christian qui est un copain de mon cousin Raf ! Donc Raf, grâce à toi je loge dans un endroit bien plus confortable que mon auberge. Immeuble de 71 étages, rien d’exceptionnel pour HK, mais une vraie ville dans la ville avec resto, salles de karaoké, piano, jeux vidéo, sport, jacuzzi, piscine, hammam, sauna, portiers… Merci encore Raf/Christian/Cédric et surtout Mélissa, grâce à vous HK a été une chouette expérience !

 
Heureusement d’ailleurs que tout s’est passé comme ça parce que le 1er matin à HK, je me suis sentie complètement paumée dans cette ville qui grouillait de partout et le seul endroit où je me sois sentie à l’aise a été le métro !

Voilà donc mes 5 jours à HK qui s’achèvent, plage, balades dans la nature, grands buildings aux architectures et hauteurs incroyables, petites surprises (bonnes ou mauvaises) aux détours de ruelles… HK est très différent et bien moins aseptisé que ce à quoi je m’attendais.
Moi, j’ai bien aimé HK… mais c’est HK qui n’a pas voulu de moi : une belle allergie cutanée sur tout le corps pendant 3 jours 
J

 
Dernière soirée avec Christian et Mélissa, après un dernier tour au jacuzzi, soirée expérience autour du thème des fruits asiatiques, notamment le Durian : le fruit qui pue, le fruit qui tue. Ne peuvent comprendre que ceux qui ont expérimenté le bébé ! 

dimanche 27 octobre 2013

Nouvelles

Hello tout le monde
Juste un petit mot pour vous dire que tout va bien je suis à Pékin mais les connexions internet sont interdites sur les sites facebook et blogger. J'écris mes petits billets sur word, je vous les ferai partager d'ici peu
Je vous embrasse, Alice

dimanche 6 octobre 2013

Japon - Octobre 2013


20 octobre : premiers au-revoir…

Voilà, Isabelle est partie, c’est la 1ère personne que j’ai rencontrée et que j’ai quittée ! Elle finit un voyage de 5 mois et j’en commence un ! Et pour faire d’une pierre deux coups, je quitte aussi aujourd’hui le Japon, mon premier pays.
 
Le Japon et toutes ses contradictions :
- La première chose qui frappe dans ce pays, c’est le sourire : tout le monde sourit, le matin, le midi, le soir, les enfants, les adultes… c’est culturel et Dieu que c’est agréable ! Au moment de la capitulation de la seconde guerre mondiale, l’empereur Hirohito leur a demandé d’accepter l’inacceptable et de tolérer l’intolérable, qui sait si tout vient de là
- Dans la rue, il y a toujours du bruit : de la musique classique, de la house, des hauts parleurs qui gueulent… on se demande toujours si c’est pour un événement spécial… mais non, c’est leur quotidien
- Le Japon c'est le pays où on a jamais peur de se faire arnaquer, on sait qu’on paye le juste prix et qu’on peut ouvrir son porte-monnaie comme les vieilles dames à la boulangerie et avoir une totale confiance
- Les japonais adorent faire la queue, pour un magasin, pour un restaurant, un bar… ils sont prêts à attendre 1h s’il le faut, toujours dans une queue bien ordonnée
- Dans le métro, 4 japonais sur 5 dorment, comme dirait Mathilde B. : c’est le sport national. Le 5ème est sur son mobile
- Dans la rue, il n’y a jamais de poubelle, ou quand il y en a, c’est uniquement pour les bouteilles en plastique ou les canettes, le reste tu te débrouilles et tu le gardes dans ton sac
- Au Japon, on ne se mouche pas en public, ce qui fait qu’on peut renifler pendant des heures à côté de toi, c’est plus poli
- La France reste un mythe pour les japonais, quelques bars, boutiques ou marques de vêtements choisissent des noms français et souvent par un heureux hasard, ça donne des choses assez marrantes
- Les japonais adorent jouer des rôles, que ce soit le we dans leurs costumes Cosplay ou dans les purikura quand ils se prennent en photo retouchées
- Et enfin, je ne pourrais pas finir sur le Japon sans parler des toilettes, le bruit de chasse d’eau dont le volume est réglable, le siège chauffant dont j’ai déjà parlé, le petit jet d’eau pour nettoyer… je n’ai jamais vu le « sèche-derrière » finalement !
 

Arigato gozaïmaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas Japon, j’ai passé un bon moment chez vous !



19 octobre : Cosplay

Nous avons toujours cette pluie qui nous suit, les restes du typhon dit-on… vivement que je me mette en maillot à HK !
Après un bon déjeuner, je suis allée voir les Cosplay à Tradecenter Mae. Le mot Cosplay vient de Costume Play, ce sont donc des jeunes, habillés en personnages de manga, de films ou simplement sortis de leur imaginaire, qui se prennent en photo juste en posant ou alors en jouant des scènes particulières. Typique du Japon!



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour le diner, sur les conseils du coiffeur d’Isa, nous tentons Damura à Dotonbori. Rien que le fait d’arriver à notre table était assez excitant, ça hurlait de tous les côtés et puis une fois assises, nous commandons sur une tablette tactile et attendons que le petit train, aussi rapide que le Shinkansen, apporte notre plat à notre table. Je ne vous détaille pas les règles à suivre plutôt amusantes et écrites sur l’écran + expliquées par les serveurs, toutes ces petites choses qui ont fait de ce diner quelque chose de mémorable pendant lequel on s’est bien marrées.

 
 
 

18 octobre : Big Buddha

Journée à Nara, encore des temples, toujours des temples, mais aussi le plus grand bouddha, du moins un des plus grands du Japon, le plus grand des bouddhas en bronze du monde, 250 tonnes, 15 mètres de haut, en fait nous sommes tous plus petits que ses oreilles qui font 2 mètres !


 
Et puis Nara c’est aussi les daims, partout dans le parc, pas sauvages mais guerriers quand il le faut, les règles du jeu sont d’ailleurs bien expliquées à l’entrée.
 

Première nuit à Osaka, crazy city.



17 octobre : Pelicoula

Petite journée à vélo dans Kyoto, on s'est retrouvées avec Isa pour déjeuner. Sur la nourriture on s'est bien trouvées toutes les deux!
Et puis on s'est dit qu'il nous manquait encore un truc dans les "so japanese" : le nekko bar.
Nekko en japonais veut dire "chat", nous avons donc payé 8 euros pour boire un thé en ayant le droit de caresser les 18 chats du bar pendant 30 minutes. C'est un concept assez marrant bien qu'un peu triste quand on sait que les japonais les fréquentent pour combler entre autre un manque d'affection.
En sortant et pour finir cette pause déjeuner en beauté, nous sommes allées nous faire un perikura. Faut avouer que c'est plus marrant à faire qu'à montrer mais je vous ai mis du coup en exemple les 2 faits jusqu'ici.

Ici il fait beau mais quand même bien froid, autant dire qu'en short et petit pull je me les suis bien pelées (?) aujourd'hui et que le trône chauffant des toilettes japonais n'a pas été trop luxueux à mon retour à l'auberge (ça va me manquer... on ne peut pas se rendre compte à quel point c'est agréable).



 




16 octobre : Tomatoe Head

Ce matin, j’ai tenté une nouvelle expérience, non pas avec Wolf, mais avec « Isabelle from Luxembourg ».
Parties de bon matin pour le quartier d’Arashiami (temples, jardins), nous avons enchainé vers Fushimi Inari-Taisha, un sanctuaire shintoïste très connu pour ses centaines de Tori rouge. Que dis-je ses centaines, son millier je crois ! Au début c’est super, on prend en photo quasi toutes le portes, après 1h on en peut plus… mais bon ça vaut vraiment le coup d’œil.
 

Après avoir couru partout, j’emmène Isa dans mon café de hipster nippons (Café Indépendants) pour une bière et un diner + une nouvelle expérience culinaire : une sorte de beignets de patate douce.
C’était ma 1ère journée d’anglais du matin au soir, j’ai la tête farcie, mais pour vous rassurer, nous n’avons pas été touchés par le typhon, tout va bien !

 

15 octobre : journée pluvieuse



Eh bien tout est dit dans le titre : aujourd’hui il a plu donc je me suis accordé un petit jour de repos. J’ai flâné au marché Nishiki qui est un marché couvert qui regroupe tout ce que le Japon peut faire de particulier (du moins une grande partie)… donc même si mes parents m’ont appris quand j’étais petite que les carottes ne poussaient pas en boite, eh bien je n’ai pas reconnu la moitié des aliments ! Ah et puis aussi au Japon, ils ont une conception particulière des fruits... aujourd'hui j'ai vu un melon  à 5 000 yens (40 euros environ)
Test cuculinaire du jour : les Takoyaki : sortes de boulettes de poulpes et légumes. C’était à un petit comptoir dans une galerie couverte où le « eat-in » se résumait à trois bancs de 1m de long devant le comptoir : les japonais mangent souvent comme ça, à la va vite seuls sur leur banc face à un mur sans regarder personnes et en 3 minutes. Bien évidemment, j’ai fait ça à la française, face au public en prenant mon temps et en savourant chaque bouchée…

En fin de journée, atelier d’origami à l’auberge. Un bon vieux prof à la japonaise (à 19h02 tu es en retard, si on n’est pas concentré, il tape du poing sur la table… on ne rigole pas avec les règles au Japon). Sympa les vacances!



14 octobre : Tempeulmania

Après un petit déjeuner cosmopolite, je pars avec Wolf visiter Kyoto… Wolf est allemand, ancien gynéco, il doit avoir approximativement 65 ans et voyage depuis 6 ans ! Mais il est tellement fanatique de temples (et un peu trop tactile à mon goût) que je finis par l’abandonner pour privilégier mon activité favorite : arpenter les petites rues et quartiers de la ville. Cela dit, le bling bling temple (Kinkaku-Ji Temple) et le Kiyomizudera sont vraiment impressionnants, mais faut que je m’en garde pour les jours à venir…

 
Apéro au 11ème étage de la Kyoto Tower, conçue pour résister aux typhons et aux séismes, très sexy du coup !



13 octobre : Wasabi Power !



Je quitte ma petite « Miso » de poupée pour partir visiter une ferme de Wasabi à Hotaka.
J’ai un peu fait ça à la va-vite parce que j’ai loupé mon bus pour la gare, j’ai donc loupé mon train pour Hotaka et j’ai donc eu 1 heure de moins à Hotaka parce qu’après j’avais mon train pour Kyoto !


Mais j’ai quand même eu le temps de goûter une glace au Wasabi J

Arrivée à Kyoto ce soir, je pose mes quartiers quelques jours.


12 octobre : Légendes d’automne

Réveil à 5h45 pour prendre le train de 6h32, que j’ai failli louper à force de m’attarder dans les petites ruelles de la ville ! Là encore la route est magnifique pour rejoindre Kamikochi, réserve des Alpes Japonaises. Je me marrais bien dans le train à voir tous ces jap’ sur-équipés (je confirme Béné), avec des pantalons k-way assortis aux vestes, des guêtres, des bâtons de marche, des sacs à dos dignes de départ en camp scout, des clochettes : car oui, un japonais sur deux randonne avec sa petite clochette de vache accrochée au sac à dos (c’est énervant hein !). Eh bien j’ai moins rigolé quand je suis arrivée en petit short et débardeur et qu’il faisait 10° et que c’était très nuageux, voire pluvieux ! J’ai donc mis mon petit coupe-vent et acheté des gants à 100 yens, bon look ! j’étais la seule en « jambe de pantalon »…

Le temps s’est assombri, j’ai eu le temps de faire quand même le grand tour qui valait le détour. Les couleurs commencent, quelques arbres flamboient déjà, c’est une invitation à la poésie (si on oublie que ça caille grave).

En rentrant, je n’ai pas pu m’empêcher de refaire une petite pause devant le château… je ne m’en lasse pas !

 

11 octobre : la montagne ça vous gagne



Je quitte enfin Takayama pour Matsumoto par bus, une route incroyable au fond de la vallée dans les Alpes Japonaises, en passant par un superbe barrage.
Arrivée à Matsumoto, ça me rappelle un peu St Gervais les bains, je pérégrine dans le rues et visite le château. Ce château est en bois, noir et blanc, ses reflets changent avec les couleurs. C’est le plus ancien du japon (fin du XVI).

Ce soir, je dors dans une ancienne usine de Miso et ma chambre à une toute petite porte qui fait que même moi je dois me plier à 90°, mais l’endroit est charmant.

 

10 octobre : J’aime pas Takayama, Shirakawa-Go, même topo…



Bon beh on ne peut pas toujours tout aimer et là il y a comme qui dirait eu une erreur de casting dans mon organisation ! Takayama est une ville qui n’a que l’intérêt d’avoir du bon bœuf et un festival quand il ne pleut pas. Donc ce matin, après n’avoir dormi que 3 heures à cause d’une grosse japonaise qui a ronflé (ok, ça il va falloir que je m’y fasse, j’ai encore 6 mois en auberge, mais les japonaises sont rarement grosses… donc… et en plus je ne prends que des Female dormitory justement pour éviter ça… désolée les gars, y’a des stat’ qui confirment)… Bref je suis allée me prendre un bon café latte dans un endroit zen. La serveuse m’a même dessiné une feuille d’hibiscus (?) sur ma mousse ! Café accompagné d’un bon scone à la pomme d’Hida (oui ils font aussi des pommes à Hide-Takayama). Rassasiée, je suis allée enfin allé voir la procession des Yatai (chars) et les Karakuri (marionnettes) : faut avouer que c’était très joli.


Comme il faisait beau, j’ai pris l’excursion pour aller visiter l’après-midi un village réputé pour ses maisons aux toits de chaume : Shirakawa-Go. Ben en fait, il y a une grande rue avec des maisons des 2 côtés dont les 3/5 sont des boutiques, auberges, musées ou restaurants. A/R dans un bus animé par un japonais. C’est-à-dire : pas une minute où il ne parlait pas, et le débit des japonais est impressionnant, les intonations aussi…

Après cette journée enchantée, je découvre mes nouvelles coloc, finger crossed !


9 octobre : Hida beef
6 jours complets à Tokyo et me voilà déjà repartie. Ça parait court comme ça mais on n’a pas chômé J Merci Béné pour ta disponibilité et l’accueil de ta petite smala.
Direction Hida-Takayama pour le Matsuri d’automne mais alors qu’il faisait un soleil radieux à Tokyo, la pluie a investi les montagnes… le festival est annulé, après-midi et soirée compris ! Du coup, je me ballade dans les rues ultra touristiques de la ville, entourée d’appareils photos et de caucasiens de tous genres. De toutes façons je suis claquée, les zuber m’ont tuer.

Je me console donc en allant me faire un bon filet de bœuf d’Hida chez un chef japonais ayant fait ses classes en France. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est plus ou moins comme le bœuf de Kobe : les merveilles bovines sont cajolées, élevées avec de la musique douce, massées régulièrement pour leur éviter tout stress et pour bien répartir le gras et offrir une viande parfaitement persillée. Eh bien on ne m’avait pas menti, cette viande est à tomber par terre ! même Anton pourrait la manger...



8 octobre : Tokyo à vélo



Ce matin, nous sommes allées Béné et moi à vélo au marché Tsukiji, le plus grand marché de poissons (au monde bien sûr). Impressionnant bien que nous n’ayons pas pu assister aux ventes aux enchères, c’est un ballet incessant de fenwick, mob, thons… A 9h45 nous commandions une assiette de sashimi et une de yakitori : un peu dur le matin, mais expérience à ne pas manquer.
Après-midi à Asakusa, temple Senso-ji, un des plus importants temples bouddhistes où d’ailleurs les Sumo viennent avant chaque combat ainsi que les comédiens de Kabuki en entrée de saison. Sieste au très joli parc d’Hama Rikiyu et soirée à Shinjuku avec des copains d’Edouard et Béné…

Petit point culture J (japonaise) : Le « pelicula » soit « perikura » si on oublie que les japonais ne savent pas prononcer les « r » est LE photomaton japonais qu’on trouve dans les game centers de 5 à 7 étages. On choisit parmi une vingtaine de cabines et on pose selon les instructions de ladite cabine. Le résultat est ma-gni-fique : d’une part on est retouché de partout, d’autre part, on peut customiser la photo à souhait et sans limite avec des petits cœurs, des moustaches de chat, des mots doux… ! Une très bonne activité de fin de soirée !!



7 octobre : La folie des grandeurs



Après avoir cherché le quartier typique de Kagurazaka sans succès, goûté les beignets de Peko Chan et s'être posées dans le jardin de l'institut français, nous sommes arrivées avec Béné à Ginza.
Ginza c'est un peu le Faubourg St Honoré de Tokyo avec un peu plus de hauteur. Tous les grands couturiers et joailliers ont leur immeuble et c'est à qui aura le plus beau : Cartier, Dior, Chanel, Mikimoto, Yamaha et Uniqlo (le plus grand du monde). Ce soir, j'ai mal au cou :)






6 octobre : Things are getting curioser & curioser


Journée en famille, on part voir le Gundam à Odaïba… on dirait un peu Goldorak mais pas tout à fait.
Et si je n’ai pas vu les Cosplay, j’ai au moins vu les Rockabilly : un mélange entre Fonzie et John Travolta qui dansent sur du Elvis ! et comment dire qu’ils dansent… extrêmement bien !
Pour rentrer à la maison nous avons pris, de nuit, un bateau qui traverse la baie de Tokyo, ce qui permet de voir la ville avec une presque harmonie architecturale et d’admirer la Tokyo Tower avec un peu plus de perspective, ce qui lui donne un peu plus de cachet.


5 octobre : Dr Jekyll & Mister Hyde 
 
J’enfonce un peu une porte ouverte mais le Japon est vraiment un pays de contrastes… Aujourd’hui, j’ai découvert les Pachinkos : des salles de jeux avec un bruit inimaginable, je suis passée devant Shinjuku qui est en compétition de pancartes lumineuses avec Sibuya.
Ensuite j’ai arpenté Yanaka et ses paisibles ruelles pavées et piétonnes, un des rares quartiers à ne pas avoir été touché par les bombardements et les séismes. Fin de soirée à Kichijoji dans un mini bar d’Harmonica Alley, avec Julien Q., Harmonica Alley ce sont pleins de rues qui doivent faire à peine 2 mètres de large et où les japonais s’arrêtent pour boire des coups, en restant debout… de toutes façons l’étroitesse du lieu ne permet pas vraiment plus, mais c’est un endroit vraiment hyper convivial !
 
 
4 octobre : Lost



Temps maussade aujourd'hui sur Tokyo, j'ai tenté de me balader à pieds mais autant dire qu'il est impossible de ne pas se perdre : les rues n'ont pas de nom, la plupart des panneaux sont en japonais et trop peu de gens parlent anglais.
Roppongi Hills, Tokyo Midtown : 2 grands centres commerciaux mais vous voyez le Printemps? Bah là c'est 5 ou 6 fois plus grand...
Fin de journée avec passage obligé devant la Tokyo Tower, bien qu'elle ait 11 mètres de plus que la nôtre, elle est nettement moins belle!



3 octobre : Qui n’a pas vu Shibawa n’a pas vu Tokyo


 
Réveil seule dans l’appart, tout le monde est parti bosser. Heu… je ne sais même pas où est le métro le plus proche, ni comment on dit le mot métro d’ailleurs !
Après quelques mimes à une gentille petite dame, je trouve enfin, direction Omote-Sando, le Champs Elysées de Tokyo. Halte obligatoire chez Kiddi Land : le paradis du jeu! (très kawai).
Ballade à Harajuku, quartier à voir pour ses rockers et punks nippons mais aussi pour toutes les babioles à 100 Yens qu’on y trouve.
Après quelques heures, je quitte finalement ce cliché de Tokyo et pars me détendre au Parc Yoyogi, un poumon vert de Tokyo et haut lieu du Shintoïsme.
Fin de journée à Shibawa, un vrai spectacle : c’est le plus grand carrefour du monde où une marée humaine attend le Go de son feu vert pour traverser. Mais là ça part dans tous les sens, jusqu’au vert clignotant qui annonce le retour des voitures et où le japonais très discipliné se range à nouveau sagement sur le trottoir.

jeudi 3 octobre 2013

Le départ...

2 octobre : zombie



Les yeux hagards, le cheveu ébouriffé, les vêtements froissés… soyons clairs, cette journée ne mérite pas d’être racontée : 12 heures de vol, 3 avions chinois différents…Ah si, un détail qui a égayé ma journée : le petit-déjeuner China Eastern

Heureusement, Béné, Edouard et leur marmaille m’ont zuber bien accueillie.


1er octobre : Un déjeuner à Dubaï
 

Arrivée au petit matin dans un aéroport dédié à Emirates, je finis enfin, après quelques boucles, à trouver comment en sortir. Une fois dans le métro, je me sens seule : seule en jupe, seule femme, seule touriste, mais ça c’était avant…

Ce que j’ai aimé à Dubai : justement, une fois repérée, je l’ai appréciée cette partie de la rame de métro, délimitée par une bande jaune et réservée aux femmes tranquillement installées face à un tas d’hommes agglutinés et envieux. J’ai aussi apprécié le petit bain de mer dans l’eau transparente de Jumeirah Park Beach, le déjeuner avec Claudine et Anthony, la petite sieste au bord de la piscine des Booth.

Ce que j’ai moins aimé : l’impossibilité de marcher pour aller d’un point à un autre. Tout est fait dans cette ville, pour passer dans tes tunnels aériens surclimatisés et finalement en une journée, il faut savoir d’avance ce qu’on veut faire parce que flâner dans un quartier en se laissant porter par le vent : ça n’est pas possible.

Ce qui m’a le plus surprise : dans ce pays où la femme est seule dans son wagon de métro, le chauffeur de taxi qui m’a proposé de me changer dans sa voiture pendant qu’il s’arrêtait sur un parking… mais qu’il restait au volant.

PS : Finalement l’A380 c’est comme Dubai, c’est très surfait…
 

30 septembre : Le grand départ
 

Le marathon des derniers jours prend fin, merci aux 2 fées du logis venues m’aider à rendre mon appart propre comme un sous neuf.
Il est 20h42, l’A380 est en vue, un grand saut vers l’inconnu, je ne réalise pas du tout !