samedi 23 novembre 2013

Thailande Part 1 - Novembre 2013


 

27/28/29/30 novembre : petits plaisirs


Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas… je me rends compte que j’ai le luxe de pouvoir prendre le temps ! Prendre le temps de me balader dans les rues, prendre le temps de lire, prendre le temps de manger, de prendre soin de moi, d’apprendre le yoga, de ne rien faire alors que d’autres passent leur temps à courir pour cocher tout ce qu’ils ont fait dans le guide ou juste faire le maximum en quelques semaines de vacances.

Je voulais faire un trek avec les éléphants, mais toutes les agences se contredisent sur le fait que certaines leur font du mal, d’autres les sauvent… étant dans l’incapacité de savoir la vérité, je préfère m’abstenir. Je voulais aussi faire un trek à vélo, mais le temps dans les montagnes est mitigé et puis il y a trop de choix de treks donc j’en ferai un plutôt à Chiang Rai. Je voulais aller faire un tour du côté de Pai et Mae Hong Son, à la frontière de la Birmanie, mais on dirait que c’est devenu tellement touristique que ça ne vaut plus trop le coup, la solution est de louer une voiture ou un scooter et de tout faire seul, ce dont je n’ai pas envie.

Alors finalement après toutes ces indécisions, hier j’ai décidé de rejoindre Rachel, une des filles de ma chambre, à la piscine d'un bel hôtel : Eco Resort.

Chiang Mai c’est un peu comme Ubud, c’est une ville où il n’y a pas particulièrement pleins de choses à faire mais dans laquelle on se sent bien.

Tout va bien ici, quelques nouvelles du bureau qui me titillent mais comme me dit Caro, j’ai toute la vie pour me stresser à cause du boulot mais je n’ai que 6 mois pour kiffer mon voyage… Donc à vous mes amis du bureau, continuez à me donner des nouvelles et m’envoyer des petites photos, ça me fait vraiment chaud au cœur, mais finalement, je ne veux plus rien savoir de cette réorganisation avant mon arrivée aux US J


26 novembre : Eat (Pray Love)

Pour ceux qui ont vu le film ou lu le bouquin, je suis actuellement principalement dans la phase « Eat » ce qui m’inquiète un peu… mais je fais tout pour passer à « Pray » en commençant par le yoga et si je ne me dégonfle pas, une petite expérience de méditation en janvier.

Premier cours de yoga ce matin, « gentle yoga », axé sur la respiration donc pas trop dur en apparence. J’avais presque plus de mal à comprendre ce qu’il disait en anglais qu’à le réaliser. Si je suis courageuse, je retente demain, faut juste que je révise mon vocabulaire anatomique ! Et bien sûr pour me récompenser de ce tel effort, j’ai pédalé jusqu’à un bon petit-déjeuner au Blue Diamond. Après tout, le voyage ça passe aussi par les plaisirs culinaires J et les massages !
Aujourd’hui je suis allée me faire masser chez Lila massage, chaine d’instituts ouverte par l’ancienne directrice de la prison des femmes de Chiang Mai (décidément) et dont les masseuses sont d’anciennes détenues !

Sinon pour la petite anecdote, on est un peu dans les années 50 ici : les colis de Noël au supermarché font rêver :

 


 

25 novembre : Danger

Encore une journée bien calme à arpenter la ville sauf qu’aujourd’hui j’ai pris quelques dangers : je suis allée me faire masser par une prisonnière… A la prison des femmes de Chiang Mai, il y a une formation en massage pour les aider dans leur réinsertion professionnelle. Alors tout le monde se fait masser dans une pièce commune ce qui a un côté rassurant… mais quand les gardes ne sont plus là, parfois on pense à un mouvement possible de rébellion... enfin la grande téméraire que je suis y pense J
Ma masseuse avait 2 gros tatouages sur les bras et n’était pas ultra souriante, peut-être timide ? C’était son premier jour… et celle d’à côté était une vraie pipelette qui commentait tout ce qui se passait. Tout ceci  ne m’a pas mis dans une ambiance très détendue mais je me suis dit que j’œuvrais pour la bonne cause.


Et puis le soir, j’ai passé la soirée avec Charmaine, une copine de mon frère que j’avais rencontrée pour les fêtes de la Reine à La Haye en avril et qui se trouvait par hasard à Chiang Mai jusqu’à mercredi ! Merci Xavier, j’ai passé une très bonne soirée !



 

24 novembre : Découverte

A Chiang Mai il y a la vieille ville qui a une forme de carré et le reste. Mon hôtel est au bord de la vieille ville à « Chiang Mai Gate », je suis donc près de l’animation sans être au cœur de l’agitation, tout ça pour moins de 3 euros la nuit !

Je retrouve mon rythme urbain à savoir pérégriner dans la ville à pieds, me perdre et me reperdre. Je pense rester une nuit de plus (au moins), bien que j’ai une Mary Poppins dans mon dortoir… une américaine bouddhiste ayant vécu au Sri Lanka, en Inde et en Malaysie et s’habillant d’un mix entre Mary Poppins et Laura Ingalls. Elle a même pris en photo une estonienne de la chambre parce que c’était la première fois qu’elle voyait quelqu’un de ce pays ! Remarquez, cette estonienne était très sympa mais un brin jetée : elle partait faire 26 jours de médiation dans un temple. Et moi qui flippe de m’inscrire pour 3 jours !

Je vous le dis mes amis, vous êtes des gens bien normaux ! (enfin presque tous…)





23 novembre : Santa Barbara

Ce matin je me réveille dans de beaux draps… je suis seule, avec les maids qui m’apportent mon café et ma part de tarte aux fruits de la passion du jardin, tout ceci sur la petite terrasse du bureau de Taew. Quand je remonte dans ma chambre, le lit est fait J je peux descendre tranquille me baigner et vous faire quelques petites photos quand même.


Je déjeune avec Taew, elle me raconte les problèmes politiques actuels en Thailande. Le roi est au bord de la mort, son fils devrait prendre la suite mais personne ne l’aime, il a aussi une fille mais bien qu’elle fasse déjà le boulot de son père, elle ne risque pas de prendre le trône car c’est la place du fils… l’actuel 1er ministre est la sœur du précédent 1er ministre qui était proche du fils du roi mais qui s’est fait virer par les militaires pour corruption, ces mêmes militaires roulant en 4/4 grâce à l’argent d’on ne sait pas qui… il est donc en exil entre Dubai, Hong-Kong & co, tout en continuant à tirer toutes les ficelles, mais comme le peuple ne l’aime pas, le fils du roi s’en est un peu éloigné. Et le frère et la sœur 1er et ex-1er ministre donnent de l’argent aux pauvres afin qu’ils votent pour eux… la corruption est partout. D’ailleurs demain a lieu une grande manifestation contre le gouvernement actuel, Taew va y aller, elle me dit que ça peut mal tourner, le 1er ministre peut demander à mettre le feu et trier sur le tas…

Enfin, je me relaxe encore dans la piscine quelques heures et tout ceci m’ayant donné le goût du luxe, je pars finalement en avion pour Chiang Mai ! (évidemment je me suis fait arnaquer par le chauffeur de taxi qui m’a rendu 300 Baths au lieu de 400, le temps que je réalise, il était parti…)

 

22 novembre : Course

Ce matin je pars repérer une autre auberge de jeunesse parce que je sens que ça va être difficile de partir pour Chiang Mai en bus ce soir et parce que mon hôtel est quand même un peu glauque. Le quartier où je suis, c’est le quartier des touristes, donc des arnaques ! Les billets de bus vendus sont réputés pour être des compagnies fantômes, ou plus que low cost, des bus qui s’arrêtent tout le temps, pas de clim, des compléments financiers sur la route… bref, je ne le sens pas.
En parallèle, j’ai envoyé un mail à Taew et Eric pour savoir s’ils étaient dans le coin, ce qui pourrait sauver ma seconde nuit 
J

A midi je quitte l’hôtel pour aller déjeuner avec Mathieu, mon ancien stagiaire qui fait un semestre à Bangkok. Niveau agitation, Tokyo à côté, c'est de la gnognotte... A 12h15 je suis à l’arrêt des bus, à 12h45 je monte enfin dans le bus 511 mais quand la nana vient pour que j’achète mon billet, elle me dit que ce bus est un express et qu’il ne s’arrête pas là où je vais, je descends donc du bus. A 12h55 je monte dans un taxi, à 13h15 j’ai fait 10 mètres, ils préparent des manifestations à Democraty Monument, à 13h30 je descends du taxi pour finir à pieds, à 13h45 je claque une bise à Mathieu, soit 1h45 après avoir quitté mon hôtel ! Si j’avais su, j’aurai pris le bateau pour récupérer une ligne de métro…
Entre temps Eric m’a donné RV à 18h près de son bureau pour m’emmener chez lui, je quitte donc Mathieu 1h20 après lui avoir dit bonjour, je repars en métro + bus, je récupère mes sacs à dos, je repars en bateau… et on se fait une bonne heure de voiture pour arriver chez lui.

Mais cette dernière course valait le coup… j’ai eu mon petit verre de vin, ya pas de raison, vous, vous avez eu le Beaujolais hier !

 

19/21 novembre : ça joue

A peine 2 jours et demi et je quitte Koh Chang. C’est une ile sympa bien qu’envahie par les russes… mais ce n’était que l’étape sur la route pour Bangkok.

J’ai posé mes valises au Chokdee Resort, entre Khlong Prao et Kai Bae Beach, l’hôtel est vraiment bien situé parce qu’il me permet d’aller à pieds à Kai Bae Beach qui est bien moins touristique que White Sand Beach.
Bref, après cet intermède géographique, quelques mots sur mes 3 jours là-bas : eh bien je suis restée avec Alexia et son papa, 2 suisses rencontrés dans mon bus venant du Cambodge et qui m’ont soutenue dans mes déboires. On a loué des scooters et on est partis explorer la côte ouest de l’ile, Lonely beach, Bailan Bae, Bang Bao… L’ile n’a qu’une seule route, qui ne fait d’ailleurs pas tout le tour de l’ile, et au milieu c’est la jungle.

Au bout de la route qui mène au sud, un petit resto (Buddha View) au bout du quai de Bang Bao, recommandé par le suédois de mon 1er soir. Vue sur la baie de Bang Bao, cocktail, déjeuner les pieds dans l’eau… très bonne petite soupe de homard, merci les suisses pour m’avoir invitée ! Si je les avais rencontrés au Cambodge, pays des non interdictions… y’aurait eu moyen de bien rigoler avec le Robert et sa fille !

 
Je quitte Koh Chang pour Bangkok, encore quelques heures de bus, encore des arnaques. Là c’est le chauffeur du mini bus qui a tenté de nous faire payer les péages pour prendre l’autoroute et pas la voie lente pour arriver à Bangkok. Car oui, il y a une belle autoroute à 4 voies pour arriver à Bangkok depuis le sud ! Donc heureusement qu’il y avait 2 personnes derrière moi qui savaient que l’autoroute était comprise dans le billet qu’on avait acheté… sinon il nous faisait payer les péages et se gardait ce bonus bien sûr pour lui. Il a malheureusment été moins cool après qu’on ait déjoué cette arnaque.

Je dors dans un hôtel à Khao San Road, hôtel qui pourrait ressembler à un hôtel de passe, mais en fait je ne crois pas…

mercredi 6 novembre 2013

Cambodge - Novembre 2013


18 novembre : un jour sans fin

Ce n’était pas le premier et ça ne sera sûrement pas le dernier… mais ce jour a été si long ! et sûrement plus funky que mes escales pour aller à Tokyo.

Donc après avoir croisé les vaches cette nuit, je me suis levée à 6h pour prendre mon pick-up à 7h et le bus à 8h. Départ retardé à 8h45, jusqu’ici ça reste correct. Nous étions censés arriver à la frontière vers 12h30 sauf que c’était sans compter sur les routes khmères… des trous d’au moins 60cm de profondeur, un pneu au bord de l’éclatement, un bus plein… A un moment nous avons même tous du sortir du bus pour l’alléger !




Nous sommes donc arrivés à la frontière vers 14h30 et là, à peine le bus arrêté, tous nos sacs sont chargés dans une charrette. Cette fois ci je ne me ferais pas avoir !! je cours récupérer mon sac, j’explique aux gens que je le récupère sinon ils te demandent 1$pour les 100 mètres qu’ils ont fait, du coup tout le monde récupère son sac ! la nana était dégoutée…

Du coup je ne sais pas si c’est parce que quelqu’un m’en voulait mais j’ai bataillé pour réussir à monter dans le bus suivant pour m’emmener à Trat, ville de l’embarcadère pour Koh Chang. Tout le monde était appelé sauf moi et je voyais l’heure qui tournait et le dernier bateau qui était à 19h. Finalement l’entraide de voyageurs s’est mise en route et j’ai enfin pu monter dans un bus où j’ai ajouté un complément pour aller jusqu’à Koh Chang avec le groupe. Je suis arrivée à mon hôtel à 20h, juste le temps de prendre une soupe en discutant avec un suédois et de me connecter pour enfin mettre mon blog à jour !

Je suis donc en Thaïlande et je suis contente J

 

15/17 novembre : Otres Beach

Premier matin, avec la petite troupe du tuk-tuk, nous partons sur un bateau faire un petit tour des iles alentours : Eric, Marc, le chum et sa blonde J (Haig et Marie-Laurence, les québécois), mais à partir de midi, il se met à pleuvoir. Nous nous entassons tous sous le toit du bar de Bamboo Island en attendant que notre déjeuner cuise, déjeuner que nous mangeons accroupis et entassés sous une bâche. Il a plus ou moins plu non-stop jusqu’à une heure décente pour l’apéro que nous prenons, au rhum, sur la terrasse du Mien Mien beach, guesthouse d’Eric & Marc.


La bonne nouvelle : ils annoncent de la pluie jusqu’à dimanche !

Heureusement, Marc a prié a bonne mère toute la nuit (jusqu’à ce qu’il s’endorme) pour qu’on ait du soleil samedi, et ça a fonctionné ! Du coup nous n’avons pas bougé de notre petit coin de plage, déjeuner, apéro et diner avec Amandine et Antoine, 2 bretons en voyage pour quelques mois, et Séverine, une française croisée la veille sur Bamboo Island.

Quelques bars sur la plage vendent de l’herbe, il est pourtant bien précisé dans tous les guides que la drogue est INTERDITE au Cambodge. Mais alors, les patrons de ces bars et les touristes qui fument n’ont-ils pas la moindre crainte de se faire arrêter ? Ah mais non c’est vrai, on est au Cambodge, pays de la corruption… les bars payent la police pour être tranquilles… Un ministère anti-corruption sûrement déjà corrompu a d’ailleurs été créé il y a peu.



Côté coquerelle, j’ai repéré les 2 habitantes des toilettes et j’ai trouvé la technique pour les faire fuir et faire pipi tranquillement, une vrai partie de 1/2/3 soleil : j’allume la lumière pour les prévenir que j’arrive, ensuite j’éteins pour qu’elles partent sans crainte parce que le faisceau lumineux les tétanise, et puis je rallume : en 1 ou 2 coups y’a pu personne…
Dans la chambre c’est un peu compliqué vu que je dors dans le noir… donc je croise les doigts pour qu’aucune n’ait la bonne idée de venir me réchauffer ou me gratouiller le nez.
Ah et puis j’ai eu une autre surprise cette nuit en sortant de mon bungalow : je suis tombée nez à nez avec 2 vaches !





 

Tout se passe bien, nous passons le dimanche de la même façon que le samedi : just chilling, eating & drinking.

 

14 novembre : toujours vers l’ouest

Comme prévu, je continue ma route vers la Thailande et pars donc en direction de Sianoukville avec la bonne surprise de retrouver dans le bus, Eric & Marc, 2 marseillais croisés la veille à la coopérative du poivre de Kampot. Nous 3 + 2 québécois, nous entassons dans un tuk-tuk pour rejoindre les guesthouse : 5 personnes, 10 sacs à dos : normal.

 
 
Je suis posée à Otres Beach, dans un petit bungalow sur la plage, tout va bien !



13 novembre : Le lapin

Ce matin je suis partie en mini-bus avec une petite dizaine de touristes : ) parfois c’est aussi comme ça qu’on passe ses journées en voyage… après les petites visites de plantation de poivre, de marais-salants, de caves à chauve-souris, nous avons pris le bateau direction l’ile du lapin. La légende dit que la personne qui a découvert cette ile fumait un gros pétard quand elle a vu une pierre qu’elle a confondu avec un lapin, mais l’explication la plus plausible est que cette ile a (plus ou moins) la forme d’un lapin. C’était une bonne surprise parce que je m’attendais à un bout de plage blindé de touristes et finalement on était assez au calme pour manger notre crabe au poivre de Kampot.

 
Soirée au calme dans ma guesthouse de rêve (et non de rave, le sound system de l’enterrement d’en face est fini), petit verre de vin rouge pour fêter l’anniv du gérant et au lit.

Cette nuit quand je suis allée aux toilettes, j’avais tellement peur de croiser un serpent (le voisin m’avait dit 2 heures plus tôt que les serpents étaient vraiment un problème), que même mon ombre me faisait sursauter ! (n’est pas téméraire qui veut)


12 novembre : Réveil enchanté

Je n’ai pas été très inspirée ces derniers jours, mais en ouvrant la porte de mon bungalow ce matin, et voyant ma terrasse et mon petit hamac balayé par un rayon de soleil à 7h du mat’, ça m’a requinquée !

J’ai pris une moto et je suis partie sur la montagne du Bokor. Oui oui, une moto et pas un scooter… enfin une moto khmère c’est-à-dire avec des vitesses mais sans débrayage. Après quelques calages j’ai enfin compris comment user ma birkenstock et j’ai foncé dans la route à lacets de la montagne.

Le Bokor est une montagne et une station, développée par l’ancienne administration coloniale française et prisée par la famille royale qui y installa ses quartiers. Mais tout a été laissé à l’abandon pendant la guerre et depuis quelques années une société construit à nouveau sur le site. Mais il semble qu’elle ne réhabilite pas les anciens hôtels et maisons, mais reconstruise des choses très modernes et surdimensionnées. Je me suis donc baladée au milieu de monuments fantômes qui, on le voit, ont dû être très classieux !

Je suis revenue vers 16h à la guesthouse après un petit tour dans Kampot, pour avoir le temps de bien profiter de mon petit hamac et lire les commentaires facebook de ma photo de ce matin J

 


Et là, dans ce calme absolu, face à la rivière, dans mon hamac (oui je sais, j’insiste), un énorme sound system se lance (pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, c’est une sono home made qui crache du son à je n’ose pas imaginer combien de décibel. Nous en avions eu un en pleine nuit à Battamabang car dans la tradition khmère, pour souhaiter du bonheur aux mariés, il faut mettre la musique à partir de 3 ou 4heures du mat. Et bien là ce soir, c’est pour un enterrement, et ça ressemble plutôt à une rave party !
 

11 novembre : A la mode khmère

Matinée encore au repos, saleté de bouffe asiatique, je suis exténuée et fiévreuse (non ce n’est pas le palu... enfin je ne pense pas !)

On prend un bus pour Kampot, direction le sud pour chercher le soleil, 4 dans un bus 20 places, plutôt grand luxe ! pas inutile de pouvoir s’étaler et faire encore un petit roupillon.

Eloïse et moi sommes parties chacune de notre côté, ce soir je suis à la Green House Guesthouse à 7km du centre de Kampot. Pas de tuk tuk pour y arriver mais un « moto-dop » c’est-à-dire à l’arrière d’une moto, avec mes 2 sacs. Jusqu’ici tout va bien, ils conduisent doucement et c’est une petite ville… mais j’ai bien cru que j’allais me faire arracher tout le côté droit contre des barbelés quand il a voulu doubler une camionnette dans le petit chemin de terre qui menait à la Guesthouse... Je vous explique la conduite khmère en cas de doublement : 2 voitures/camionnettes/camions, arrivent face à face dans un passage étroit pour diverses raisons : route abimée, inondations, marché, petit chemin... Aucun des deux ne ralentira, tout se passe donc très en douceur vu le peu d’espace disponible pour les 2 véhicules. Maintenant, qu’on est dans cette situation, que font les tuk-tuk et les moto ? elles passent sur les côtés donc en frôlant les véhicules et les murs/barbelés/piétons…

Finalement, je suis arrivée saine et sauve et le lieu a l’air de valoir le coup mais je suis encore tellement à l’ouest que je pars me coucher très tôt, dans un bungalow en bois, en espérant ne pas faire de rencontres fortuites pendant mon sommeil… il est temps d’enfiler des boules quies pour ne pas y penser !

PS : vous verrez sur la photo que je me suis fait une vraie petite cabane avec même les chaussures...
 



10 novembre : Gloups

A Phnom Penh il n’y a pas des tonnes de choses à visiter mais l’une d’entre elle est le musée Tuol Sleng, qui est le musée du génocide. Avant de devenir un centre de détention et de torture sous le régime des Khmers rouges et de Pol Pot (1975-1979), Toul Sleng était un collège. De nombreux cambodgiens veulent oublier cette époque sordide où ils ont tué plus de 20% de la population mais ce musée est important pour la mémoire.
Je ne m’étalerais pas sur le sujet, je peux juste vous dire que même en repensant à ma visite j’ai une boule dans la gorge, certes c’est très dur mais c’est à faire.


 

Déjà que j’étais un peu patraque, tout ça n’a rien arrangé, j’ai siesté tout l’aprem avec 38.5°.

 
9 novembre : VIP Bus

Nous partons ce matin pour Phnom Penh par un VIP Bus, d'une déco digne d'une salle des fêtes, non recommandé par la nana de l’auberge d’un point de vue misogynie. Finalement vu le peu d’échanges que nous avons eu avec le chauffeur, tout passe bien, en revanche, si sa conduite est relativement safe, il faut quand même se préparer à sortir avec l’estomac dans les talons et le cou en vrac ! Avec toutes les inondations qu’a subit le Cambodge, les routes sont très abimées. Ajouter à cela le klaxon, le karaoké, les coups de fils bruyants et les coups de freins, vous ferez un bon trajet !

L’arrivée à Phnom Penh se fait par des bidons villes, un niveau d’insalubrité que je n’imaginais pas, je sens bien la ville à 2 vitesses.

Apéro au FCC, ancien repère des correspondants de guerre, face à la rivière et au feu d’artifice du National Day, avec Aurélie, croisée à Takayama au Japon.
 

 
Nous suivons avec intérêt le parcours du typhon pour mettre à jour nos projets…

 
8 novembre : Break

Ce matin il pleut encore des cordes, il a même un peu plu dans la chambre hier mais ça n’a pas l’air d’inquiéter les proprios…

En fait il y a eu le typhon Krosa en octobre et maintenant il y a le typhon Hayian, le plus violent de l’année, qui va nous suivre dans le Nord du Cambodge où nous avons décidé d’aller… je crois que je vais changer mes projets si ça continue !

On tente un tour au marché central, on ne reconnait pas tout ce qu’ils vendent, de la chauve-souris peut-être ? Et puis cette après-midi, je m’accorde une lazy afternoon… besoin de me poser.
 

Ce soir nous faisons un tour au street food market mais les khmers dinent hyper tôt donc quand on arrive vers 20h30, c’est un peu la fin de la bataille et rien de nous tente, ça commence à devenir un peu la zone, je croise mon premier mendiant qui joint les mains en me regardant sans rien dire… ça calme quand tu sais qu’ici ils vivent de rien, alors pour aller jusqu’à quémander, c’est vraiment qu’on est arrivé très bas.


5/6/7 novembre : Angkor et encore

Nous partons ce matin avec notre très souriant chauffeur Ron, notre chauffeur de Tuk-tuk, direction Angkor, ancienne capitale Khmer, avec ses temples à la fois bouddhistes et hindouistes. Malheureusement, si la journée se passe bien, le sunset se fera dans le tuk-tuk et sous une pluie battante. Cela ne nous empêche pas de tenter la location de vélo le lendemain, gros soleil jusqu’à une pluie battante qui a commencé approximativement 2mn après notre retour à l’auberge… Et comme nous avions pris un pass 3 jours à Angkor, nous tentons le lever de soleil en se levant à 4h du mat, résultat : quelques touristes, sous la pluie, avec les moustiques à attendre que les nuages daignent s’éloigner, ce qu’ils n’ont pas eu la délicatesse de faire…
 
 
Cependant, le site est majestueux et contrairement à Kyoto où je trouvais que tous les Temples se ressemblaient plus ou mois, ici à Angkor ça n'est pas le cas et la grandeur des lieux impressionne quasi à chaque fois. Pour ceux qui connaissent, mon Top 3 : Ta Phrom, Bayon et Banteay Srei, mais même hors temple, le cadre en lui même est majestueux, notamment dans le coin de la Terrasse des Eléphants.
 

 
13h, départ en bus pour Battambang, voyage bien plus rapide que ce que je pensais (4h), arrivée devinez quoi ? sous la pluie ! mais une bonne grosse pluie diluvienne qui fait des fuites dans la chambre... bonne nuit!

 
4 novembre : Première arnaque (et sûrement pas la dernière)

Levé à 5h du mat pour prendre le train direction Aranyaprathet/Poipet, la frontière avec le Cambodge.
 
 
Après presque 7 heures de train, un peu moins foklo que prévu mais sympa quand même, nous arrivons à la frontière avec pour objectif de ne pas se faire arnaquer sur le prix du visa… peine perdue pour moi, je me suis fait avoir de 100 Thai Bath, soit environ 2 euros, mais il faut être ferme parce qu’Eloise qui était mieux préparée n’a pas lâché le morceau et n’a finalement pas payé. Le passage de toute la frontière a presque duré 1h, suivie de 2h30 de bus pour Siem Reap, une place pour 2, un vrai bonheur !

Pas trop de courage de chercher la meilleure auberge en marchant dans le noir pendant un temps incertain, la deuxième a donc été la bonne, mais la guerre des tuk-tuk a commencé !