dimanche 29 décembre 2013

Thailande Part 3 - décembre 2013



30/31 décembre : Happy New Year !

Quoi de plus naturel pour qui travaille chez TF1 de passer son nouvel an à Koh Lanta ? Un archipel d’environ 70 iles dont Koh Rok, celle où a été tournée la 1ère saison. J’aurai bien voulu y aller mais c’était très cher et surtout le temps étant incertain, elle n’a plus trop d’intérêt sous un ciel nuageux (je vous rassure, je suis quand même en petite robe d’été…)

Je n’ai donc pas fait grand-chose à Koh Lanta et le 31 au soir, quand je me suis trouvée dans le hall de mon auberge, devant la TV à 20h30, entourée de gens mangeant des pizzas en buvant de la bière, je me suis dit qu’il était temps de me bouger les fesses vers la plage, là où la party avait lieu !

J’ai regardé les étoiles, bu une bière, rêvé devant les centaines de lanternes qui volaient dans le ciel en emportant les vœux des uns et des autres, assisté à des dizaines de feux d’artifices, écouté un concert de reggae en buvant un Mai Tai… Sans trop s’en rendre compte 2014 est arrivée. Bonne année à tous !
 



28/29 décembre : un peu de rosbif ? (enfants s’abstenir)
Je me lève pour profiter au maximum de ma chambre et de la piscine de l’hôtel, RV à Khao San Road à 17h pour un départ en bus pour Koh Lanta à 18h (1/ Khao San Road où j’avais déjà dormi dans un hôtel type hôtel de passe… et où j’avais dit que je ne remettrai plus jamais les pieds…, mais tous les départs en bus partent de là, 2/ J’aurai bien pris le train mais tout était complet et l’avion était hors de prix).
Bref, j’arrive à l’agence, 2 finlandais torse nus et alcoolisés me disent qu’ils attendent pour partir à Phi Phi : cool, je ne serai pas dans le même bus qu’eux !

Nous marchons donc vers le terminal des bus en ramassant 2 personnes par ci, 3 personnes par là… et arrivés au terminal, il faut suivre le mouvement lorsqu’on entend notre destination et s’asseoir là où le chauffeur nous dit de nous asseoir… manque de pot, j’atterrais dans les carrés, au milieu de 5 anglais de Birmingham… qui boivent leurs bières, sont bruyants. Je me dis bêtement qu’ils vont se taire quand le film commence.
Mais là, qui je vois débarquer ?? un des finlandais avec une bouteille de vodka. Ca hurle comme vous ne pouvez même pas vous imaginer, ça gueule comme des putois 
J un des anglais s’est même pissé dessus 2 fois en dormant grâce à un mélange bière/valium! (au passage, je vous épargne l'état des toilettes).
Au bout d’un loooooong moment, j’arrive à changer de place avec 2 kiwis qui hurlaient dans mon oreille pour parler aux anglais de là où ils étaient, et je demande au finlandais de me laisser sa place en haut où tout le monde dort, mais après avoir peiné 5mn pour monter l’escalier du bus, il ne sait finalement plus où est sa place !
Avec Tara, une américaine, on trouve un bout de matelas au milieu des sacs quelque part dans le bus, on s’y installe pour dormir… sauf qu’au bout d’une heure, un des anglais arrive pour dormir là où on est… et son copain arrive pour le réveiller 5 mn après : la grosse blague !
On arrive vers 6h du mat’ à Surat Thani, on attend près de 3h dans un endroit bien glauque pour prendre le bus qui va à Krabi, les anglais et les finlandais continuent de boire assis par terre sur la pelouse (question : pourquoi ne pas faire les bonnes répartitions des bus dès Bangkok ??). Arrivés à Krabi, on attend encore 2 heures le bus pour Koh Lanta (les finlandais achètent 10 canettes de bières, on a perdu les anglais qui allaient à Koh Phangan).
Arrivée à l’auberge à 17h soit 24h après être arrivée à l’agence hier…


Jusque-là, je me disais que les modes de transports que je prenais ne faisaient pas de moi un vrai backpacker, et bien finalement, je n’ai pas de regret, je préfère le luxe de l’avion !

 

21/27 décembre : Family break

Alors voilà, ma famille est venue me voir : mes parents, mon frère et ma tante et son ami. Seulement mes parents sont les seuls à ne pas avoir eu de problème à venir : ma tante et son ami ont loupé leur vol à 5mn et mon frère n’a récupéré sa valise que le lendemain, ce qui lui a permis de jouer Pretty Woman accompagné de sa moman et de sa petite sœur..

Une semaine à Bangkok ça passe vite ! juste le temps de visiter le Wat Pho, le Wat Arun, le Palais Royal, se faire virer du Mandarin, diner à l’Harmonique après s'être perdus dans les Soi, prendre un cours de cuisine tous ensemble, aller à Ayhuttaha pour certains et passer beaucoup de temps dans les transports ! Sans oublier le temps passé à profiter de ce si agréable hôtel… Grâce à mes parents que je remercie encore, j’ai pu poser mes affaires pendant une semaine, laver mes sacs à dos, prendre des bains, bien manger, être servie comme une princesse… tout ceci dans un cadre familial très sympa (même si c’est fou comme, une fois dans sa famille, on retrouve tous ses petits travers J)

jeudi 12 décembre 2013

Laos Décembre 2013



17/20 décembre : Gâte toi

 
Quand j’étais à Luang Prabang, Marie-Laurence m’a dit plusieurs fois de me gâter… c’est donc ce que j’ai fait à Vientiane…
Après avoir passé 2 nuits dans une auberge de jeunesse que je ne recommanderais pas, je me décide à m’offrir, grâce à vous tous, 2 nuits dans un beau et surtout très sympathique hôtel du centre-ville : Moonlight Champa, et puis aussi une après-midi complète au spa parce qu’il a fait très pendant quelques jours !

Le reste du temps, je me balade à Vientiane, capitale du Laos, bien moins frénétique que Bangkok ou Phnom Penh, ce qui lui donne un certain charme et calme si typique du Laos. Toujours armée d’une bicyclette, j’arpente les rues de la capitale, la promenade le long du Mékong et ses couchers de soleil, le musée COPE avec les larmes de confusion et de gêne de John l’américain en voyant ce que son pays a fait au Laos, les temples, les bons restos recommandés par les managers de mon hôtel, les délicieux Larb au Lao Kitchen, les smoothies du Heaven Shake, la soirée avec Jean-Philippe de Toulouse bossant pour Airbus et en mission pour éviter à Lao Airlines d’être blacklisté (c’est moche), le petit-déjeuner au Kung Café ou je rencontre le papa : « JB », un vietnamien arrivé au Laos du temps de l’Indochine, parlant bien le français. Il m’a montré un billet de 100 piastres, tout déchiré et scotché, trop mignon ! et puis il a mis son CD de musique française : Christophe, Mireille Matthieu, Sheila… le temps d’un café je me suis trouvée à chantonner avec lui et sa femme !

 
Et puis est venu le jour du départ, en train de nuit, direction Bangkok, la famille, Noël et tout le tintouin.

Bonnes fêtes de Noël à tous, RV en 2014 !

 

15/16 décembre : Animalerie

Je quitte Luang Prabang à 20h sous un temps de chien : il pleut comme vache qui pisse et il fait un froid de canard.

C’est connu comme le loup blanc que qui prend le bus en Asie a des histoires incroyables à raconter. Mais moi, je n’ai jamais eu de problème ou anecdotes jusqu’ici…

Ce soir, je prends le bus couchette qui doit nous emmener à Vientiane. Joli bus, vrais lits à l’intérieur, petite bouteille d’eau et serviette rafraichissante, couverture, oreiller… ce bus qui finira par me rendre chèvre avait pourtant vraiment du chien.

Je monte et réalise que la couchette qui fait 1,65 m de long sur 1,10 m de large, est à partager ! Heureusement, c’est Amanda une petite espagnole, que je vois monter et non pas un gros ours mal léché.  On est un peu serrées, c’est impossible de dormir en chien de fusil, mais ça va. A 20h00 le bus part, les lumières s’éteignent, tout est calme, même la route est correcte.
 
Tout se passe bien jusqu’à ce que vers minuit, une fille se mette à gueuler comme un putois : « can someone ask the driver to stop the bus please, I need to breathe ». On s’arrête quelques minutes, elle respire, et on repart.

Un peu avant 2h du mat le bus s’arrête à nouveau. Il y a un accident en haut de la montagne, des kilomètres de bus et voitures à l’arrêt attendent que les secours arrivent.

Et là, le moteur coupé, la clim arrêtée, dans le calme de la nuit qui permettrait d’entendre une mouche voler… on entend soudain un sonore ronflement, comme une voiture qui a du mal à démarrer. Au moins il y en a un qui dort comme un loir … on se met à rigoler comme des baleines avec mes voisins ! Le bus reste à l’arrêt environ 1h30 mais l’idée étant quand même de se rendormir, je mets mes boules « qui est-ce » et je commence à compter les moutons…

La fin du voyage se passe bien, nous arrivons frais comme des gardons oubliés au soleil à 8h au lieu de 6h.

La journée suivante se passe bien puisque je rencontre un petit groupe tout en prenant mon petit-déjeuner et qu’on pass la journée ensemble. 2 anglais, une australienne, 2 américains et 1 hollandaise, en fin de journée je ne comprends plus rien, la fatigue me gagne, je quitte mes nouveaux amis pour aller me coucher.

 
14 décembre : 2 journées en une

Ce matin, je me suis levée à 5h30 pour aller voir le Tak Bat C’est au lever du soleil quand les moines passent dans la rue pour recevoir la nourriture que les gens leur donnent. Le problème c’est que ça m’a mise hors de moi ! Ça se passe tout comme ce que les différents guides disent qu’il ne faut pas que ça se passe… je m’étais assise tranquillement sur une chaise sur le trottoir d’en face à regarder ce rituel et prendre quelques discrètes photos, quand des touristes eux se collaient aux moines ou aux femmes donnant du riz, et les prenaient en photo sous tous les angles et avec flash ! Comme ils disent dans le Routard : imaginez un bouddhiste grimper sur l’autel pendant l’homélie pour communier… J’ai donc fini par me planter devant un groupe de touristes, j’ai branché le flash et je les ai pris en photo, après quoi je leur ai dit que ce n’était pas bien ce qu’ils faisaient, on n’était pas au zoo… parce que oui entendons nous, ce rituel risque d’être arrêté à cause de gens comme eux.

Et puis dans la rue c’était l’effervescence pour une autre raison : ça fait 60 ans que le Bouddha d’or se trouve à Luang Prabang, ce qui a donné lieu à une procession qui se prépare depuis plusieurs jours…


Et c’est là que commence ma deuxième journée : après avoir attendu jusqu’à 8h30 sans que la procession ne démarre (les gens étaient dans la rue depuis 6h du mat’, comme moi pour les moines), je suis retournée à mon hôtel pour attendre mon pick-up pour aller à mon cours de tissage de soie. Sauf que pas de pick-up vu que la ville entière était bloquée par cette procession qui ne démarrait pas ! Je suis finalement arrivée à 10h15 au lieu de 9h au centre et la matinée s'est passée à teindre des soies avec des pigments naturels ramassés dans le jardin pour certains. L’après-midi a été plus technique : tisser un morceau d’environ 60 cm de soie. D’abord on met la soie sur une bobine, ensuite on tisse… Ça m’a pris 4h mais je suis assez fière du résultat ! Tellement qu’avec Kari, la norvégienne de mon groupe, on est allée boire un verre de fin pour se féliciter, puis un second… et je n’ai pas pris mon billet pour partir demain matin à Vang Vieng : je crois que je vais annuler cette ville pour aller directement à Vientiane…

 
 
 
13 décembre : Celle-là, on ne me la fera pas


Premier objectif de la journée : aller récupérer mes 40 000 Kips à l’hôtel. Je me blinde pour arriver avec le sourire, les laotiens (tout comme les cambodgiens et les thaïlandais), n’aiment pas les gens qui s’énervent et finalement, heureusement que le patron n’était pas là hier parce que j’étais vraiment énervée !

J’arrive donc tout sourire et je lui sors mon petit speech avec le papier sur lequel le gardien d’hier avait écrit, sous ma dictée, que je quittais l’hôtel à 19h et que je reviendrais demain pour récupérer mon argent. Là, il me dit que l’argent est déjà à la banque donc c’est trop tard. Et puis ensuite il me dit qu’il peut me rendre la moitié seulement…. JE RESTE CALME tout en disant que ce n’est pas mon problème que l’argent soit déjà à la banque, je suis sûre qu’il a 40 000 Kips ailleurs et que comme je n’ai pas dormi là étant donné que ce n’était pas un dortoir de femmes contrairement à ce qu’il m’avait dit, il me devait de l’argent. Il finit par se lever, va vers son coffre, me sort un billet de 50 000, (heureusement j’avais les 10 000 de change) et se rassoie sans un mot, visiblement énervé. Je le remercie en lui souhaitant une belle journée, et je m’en vais heureuse d’avoir gagné cette partie. Depuis que je suis arrivée en Asie du Sud Est, c’est un vrai challenge de ne pas se faire avoir, alors oui, là je crie victoire !

Après-midi au café Joma à écouter des chants de Noël tout en téléchargeant et triant mes photos du Laos… vu la qualité des connexions internet, je me réserve la Thaïlande pour ma prochaine journée connectée !

 
12 décembre : Mékong

Ce matin nous partons juste Marie et moi pendant que Haig est bloqué, malade, au fond de son lit ; et c’est à vélo que nous tournons tout autour du Mékong. D’abord dans la péninsule de la veille ville, ensuite de l’autre côté de la Nam Khan rivière dans des petits villages où ils fabriquent et travaillent la soie.



Pause pour la belle vue depuis l’Utopia où nous prenons une dernière petite bière avant que le Québec ne prenne ses quartiers en Thaïlande.
On s’y fait à ce Mékong, plus je le vois, plus je l’aime! 
La bonne nouvelle de la soirée : ce matin, je trouve un dortoir réservé pour les femmes, j’y pose mes affaires et paye ma chambre. Ce soir quand j’arrive dans ma chambre de 4, surprise ! mes 3 colocataires sont 3 hommes ! Certaines seraient heureuses et j’aurai pu l’être… mais dans un dortoir si petit avec une si petite salle de bain/toilettes… je n’ai pas été game (et puis ils ne le méritaient pas). J’ai donc repris mon petit sac direction LPQ Backpackers qui pour le même prix a un vrai dortoir de femmes et un petit déjeuner inclus ! Reste à savoir si le patron va bien vouloir me rembourser la chambre que je n’ai pas utilisée… la suite demain L
 

10/11 décembre : Trek again

Bon beh voilà à Chiang Mai je me l’étais coulée douce pendant une petite dizaine de jours mais le petit trek à Chiang Rai m’a remis le pied à l’étrier et je suis repartie en trek avec Haig et Marie via l’agence Tiger Trail.

20-25 km le premier jour, dans les montagnes à traverser des villages Khamu (tribu khmère arrivée ici après la guerre), et Hmong (tribu chinoise arrivée plus tard). Nous dormons dans un village Khamu mais un grand village de 71 familles. C'est fou quand même de voir les conditions d'hygiène et de précarité dans lesquelles ils vivent, ça remet les idées en place!
Certaines maisons ont même la télé, alors les enfants se collent aux fenêtres pour la regarder.
 
 
Notre maison est plus luxueuse que celle dans laquelle j’avais dormi lors de mon précédent trek étant donné qu’elle a des cloisons entre les lits... mais les mêmes trous dans les murs et le sol. Bref, bien que Haig ait essayé de me faire rêver de tarentule et que je me sois souvenue du serpent que Géraldine avait trouvé dans son bungalow… tout s’est bien passé !
 Le lendemain, nous partons faire un petit tour en éléphant mais nous allons jusqu’à nous baigner avec eux cette fois ci ! un bon moment de fun, suivi de 3h30 de kayak dans un bras du Mékong à observer la vie du fleuve et des habitants, jusqu’à arriver à Luang Prabang. Ce soir, je ne sens plus mes bras…
 

Pour fêter notre dernière soirée ensemble nous avons tenté de sortir, au Hive Bar qui proposait un défilé de costumes ethnique mais nos bras sont biens mous et la ville est bien calme, nous nous retrouvons même à la porte de l’hôtel quand nous rentrons à 23h40, obligés de réveiller le proprio… nous nous sentons comme des enfants qui se font gronder et allons nous coucher sans piper mot…

 
8/9 décembre : Game !

Matinée tranquille, découverte de la vieille ville, c’est tout mignon, et tout petit ! Je pense que j’ai croisé à peu près tout le bateau. Et vers 16h, retrouvailles avec Marie et Haig, les québécois rencontrés au Cambodge !

On se trouve une chambre de luxe 1 lit double et 3 lits simples rien que pour nous. Apéro au baravin, quel bonheur de boire un bon vin ! et diner dans une petite rue dédiée à la street food : 10 000 kips pour un buffet végétarien à volonté (soit 0,90 cts).


Une journée tellement bonne que nous faisons la même le lendemain, à la différence près que nous montons au Mont Phousi pour regarder le soleil se coucher en savourant une petite bière.
 

dimanche 1 décembre 2013

Thailande Part 2 - Décembre 2013


6/7 décembre : Let it go

L’objectif était donc d’aller à Luang Prabang et pour se faire, il n’y a que 4 solutions : L’avion (trop cher), le bus (trop long et parfois dangereux), le speed boat (trop dangereux mais à voir : 8 personnes serrées sur une barque à moteur de zodiaque, avec des casques de moto) et le slow boat (trop long). Après moultes hésitations j’ai opté pour la solution la plus commune : le slow boat.

Réveil à 5h du mat’, bus à 6h, pour Chiang Khong, tuk-tuk pour aller jusqu’au poste frontière avec le Laos, 5mn de bateau pour traverser le Mékong et arriver côté Laos, et 2 jours de « slow boat » pour aller jusqu’à Luang Prabang. Sur le bateau environ 70 personnes parmi lesquelles le Mr météo de la Catalogne, des hollandais partout, 2 jeunes danoises qui buvaient bière sur bière, des photographes du National Geographic et plein d’autres gens plus ou moins ouverts.
Les paysages passent et se ressemblent, on discute, on mange, on lit, on dort… et le temps passe sans qu’on le voit passer…
 
 

Quand je dis « let it go » c’est parce que j’ai fait quelque chose que je n’aime pas du tout faire : ne pas réserver ma nuit en arrivant dans une ville, ici donc il s’agissait de Pakbeng, ville étape du bateau… mais finalement je me suis greffée à Stew l’anglais, Andy le kiwi et Penny l’allemande avec qui j’ai partagé la chambre d’hôtel et tout s’est bien passé.



5 décembre : No pain no gain

Journée tourisme : je loue un scooter et je pars visiter la Maison Noire, œuvre d’un artiste de Chiang Rai dont le but est je crois de montrer la face sombre de l’humanité. Dis comme ça, je vous l’accorde, ça ne fait pas rêver, mais le résultat est tout à fait surprenant ! On se croirait tout droit plongé dans l’esprit d’un sérial killer.

Je pars ensuite de l’autre côté de Chiang Rai pour visiter le Temple blanc. On m’avait prévenu donc je ne tombe pas des nues, mais ici on est dans un univers 100% bling bling. Ce temple, œuvre d’un autre artiste de Chiang Rai, est d’une blancheur maculée de miroirs et symbolise la pureté du bouddhisme. Nettement plus touristique et moins riche de diversité mais à voir !

Je finis ma journée par un massage chez Arisara (ça faisait bien 4 jours, mon corps commençait à ne plus comprendre). Cette fois ci je choisis un massage Thai Epaules/Cou/Tête, j’ai eu bien bien mal, à se demander si l’objectif était vraiment de me détendre… mais je pense que je dormirai bien ce soir.
 

3/ 4 décembre : Lisou



Nous partons à 10h du matin pour le trekking, avec nos 2 guides Tao et Ta, pour prendre un bateau sur la rivière Kok. La matinée est un peu trop touristique : 30mn à dos d’éléphant, 10mn à caresser des serpents (enfin sur ce coup là je n’ai été que la photographe) et resto au bord de la rivière. Nous attendons avec impatience le déjeuner pour entamer le trekking, le vrai !
L’estomac plein, nous commençons donc à nous enfoncer dans la montagne au milieu des plantations de poivre et de thé, et nous faisons nos chapeaux en feuille de bananier : de bonnes têtes de vainqueurs !! Petite pause dans un village qui vient de tuer le cochon, nous achetons une partie de notre diner ! Puis nous cueillons des fleurs de bananier et d’autres fleurs et feuilles que je ne connais pas afin de les cuisiner ce soir. C’est plus marrant que d’aller chez Monop’…
Nous posons nos fesses et nos sacs dans MA tribu : la tribu « Lisu » J (Ils sont 30 000 en Thailande mais dans ce village ne résident qu’une quinzaine de personnes). Nous préparons le diner dans la cuisine du village, succulent repas (est-ce par fierté de l’avoir ramassé ? ou parce qu’on est fatigués ?) Et là mes amis, jamais je n’aurai pensé dormir dans un tel endroit (enfin bien sûr il y a pire !!). Nous dormons tous les 5 dans une hutte sur pilotis, avec bien sûr un sol, un toit et des murs très ajourés et un trou dans la porte, qui laisse difficilement mais sûrement passer le sac à puces de chien du village qui choisira de dormir à nos pieds puis collé à Maddy !
La nuit s’est bien passé, pas de rencontre malheureuse en allant aux toilettes… mais j’étais contente d’avoir mon drap de soie (et pour la propreté, et pour la chaleur) et mes 2 cachemires parce que décembre est le mois le plus froid de l’année dans ces montagnes.
Nous repartons sur la route vers 9h30 pour aller à l’école ou Tao était professeur d’anglais avant de devenir guide. On est mercredi, c’est le jour où les enfants ont sport. Tout le monde nous accueille chaleureusement, on se présente, on danse avec les filles de l’école, on joue au foot avec les garçons… et on repart. Pause thé chez un médecin chinois (lui, comme une grande majorité des gens de ces tribus, est un réfugié sans papier).
Une fois arrivés dans les hauteurs, nous partons couper des bambous pour préparer le repas. Certains bambous sont taillés pour devenir des bols et des baguettes, d’autres pour devenir des casseroles dans lesquelles nous fourrons notre repas (œufs, tomates, oignons, noodles…) et hop sur le feu ! Même régal (mêmes raisons ?) que le diner de la veille.
Bonne marche digestive qui finit par une baignade dans une cascade, dernier village Akha sur la route et la récompense de la fin de ce trek : un bain dans des sources d’eau chaude.
Nous dinons tous les 5 près de la guesthouse, demain chacun reprend sa route.



2 décembre : Beurk
Après un dernier petit-déjeuner à « Chiang Mai Backpack House », je prends mon mini-bus pour Chiang Rai, où j’arrive vers 15h, je pose mes affaires au Fun D hôtel (fais de beaux rêves en Thai) et je pars. Et là… je suis carrément déçue! je n’aime pas cette ville, c’est moche, je ne vois pas ce que je vais y faire, il y a trop de différentes offres pour les trek et en plus j’ai booké pour 3 nuits donc je ne peux pas faire un trek de 2 jours… je reviens dans ma chambre et je check internet. Enfin une bonne nouvelle : Maddy arrive dans ma chambre et se présente, elle est suédoise, elle est souriante, sympa, et voudrait faire un trek aussi !

On arrive à convaincre Sebastian un allemand, et on embarque Shiv l’indien pour le diner et essayer de le convaincre de se joindre à nous. En rentrant, on apprend que Paul le kiwi s’est aussi inscrit, Shiv se laisse tenter… et l’hôtel est ok pour que je décale mes 2 autres nuits !

Une journée qui finalement se termine bien.
 
1er décembre : Hi hi hi Sammy

Ce matin pour me dernier jour à Chiang Mai, je me décide à prendre un cours de cuisine avec Sammy. Sammy a une ferme bio à 30 mn de la ville (ici on compte en temps et pas en km, c’est plus prudent). Nous partons donc, un petit groupe de 8, au marché pour voir comment se fait le lait de coco et toutes les sortes de riz qui s’y vendent et direction la ferme. Un très bel endroit où tout pousse, avec cuisine et toilettes en extérieur et plus de hamacs que de personnes. Les asiatiques adorent faire des rangées de hamacs pour se poser et faire des petites siestes.

Au menu : Poulet au lait de coco, curry vert au poulet (oui ils aiment beaucoup le poulet ici), salade de papaye verte, Phad Thai (yummy) et riz gluant à la mangue. Un vrai régal entrecoupé d’une sieste d’une bonne heure faisant office de trou normand.


Je dis « hi hi hi » et pas « ho ho ho » comme dans le dessin animé parce que notre Sammy faisait toujours « hi hi hi » dès qu’il faisait une blague, à la thaïlandaise en quelque sorte J

Et voilà ma dernière journée à Chiang Mai qui se finit, hélas… mais toute bonne chose à une fin. Je passe une dernière fois devant le Dada Café, le Blue Dimaond, un petit tour au Sunday Walking Street… demain je repars sur la route